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Le berceau du fer

meditation

Victorieuse quarantaine

1 Mars 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Lampe du jubilaire des 800 ans de la cathédrale de Metz
Lampe du jubilaire - cathédrale de Metz

Il faut décidément du temps pour tout. Y compris pour rencontrer celui qui ne perd pas une occasion de se mettre sur le chemin de ceux qui cherchent Dieu. Jésus est conduit au désert. En fait, il se laisse faire par l’Esprit. Son programme de jeûne s’achève par le cri du corps. La faim le tenaille et c’est là qu’entre en scène celui qui ne va plus le quitter jusqu’à ce qu’il comprenne que n’y a aucune porte d’entrée en Jésus. L’Esprit ne s’y est pas trompé. L’ennemi guette le moment favorable, l’ouverture pour glisser ses suggestions dévoyées. Le but ultime est le détournement de Dieu. L’épreuve de Jésus au désert n’a pas d’autre fonction que de mettre au jour la force occulte qui se mettra toujours en travers du chemin vers Dieu, et de nous livrer les armes pour en venir à bout. 

 

Jésus vient mettre en lumière notre adversaire, qui se montre quand nous sommes à bout de force et de ressources, démunis. Sa fonction, c’est aussi une mise en lumière : celle de notre désir profond. Il va à la racine de notre agir pour y interroger la solidité de ses motifs. Sans cette plongée, sans ce tremblement vital, pas moyen de savoir ce qui nous habite dans nos couches profondes, celles qui nous gouvernent vraiment... 

 

L’épreuve révèle ce qui en soi est sans voix, niché dans le silence et l’obscurité. Quelle parole nous habite et nous meut ? Voilà ce que l’épreuve vient débusquer. Elle vient éprouver sa nature, sa résistance, son endurance. L’ennemi devient alors l’allié qui nous connaît mieux que nous-mêmes et nous mène à notre point de rupture : pain rompu, parole partagée pour que d’autres en vivent aussi. L’ennemi ne peut rien contre la Parole de Dieu. Il ne peut rien contre la foi. Rien non plus contre l’eucharistie -reconnaissance et action de grâce - qui est le cœur battant de notre vie. 

 

Voilà la renaissance à laquelle nous convoque ce carême d’année en année. Ecoute la Parole. Donne-lui ta vie et tu y trouveras une source jaillissante en vie éternelle. Les tribulations n’ont pas d’autre fonction que de nous amener à ce point ultime de communion où la force de cette Parole apparaît. Dépouillé de tout, elle reste le bien unique qui triomphe du mal qui nous atteint. La victoire n’est pas dans le jeûne mais dans l’embrasement de la Parole de Dieu, dans la foi qu’elle appelle, et l’action de grâces qu’elle fait naître et grandir.
 

Voilà le trajet qui se donne au creuset du désert : un silence qui se transforme en chant d’amour. Le mal peut nous laisser sans voix. Mais nous ne sommes pas sans parole. Le Verbe nous montre le chemin. Il est le témoin sans faille. Celui qui a résisté jusqu’au bout. D’autres lui ont emboîté le pas. Nous avons encore du chemin à faire. L’ennemi est toujours au rendez-vous. A nous de l’être aussi. C’est pour plus de lumière, plus d’amour. Pas d’autre chemin au fond que la liberté : affranchissement de tout ce qui entrave en nous l’amour. Le meilleur est à venir !                                          

 

Equipe Evangile@Peinture - M-D Minassian – Lampe du jubilaire des 800 ans de la cathédrale de Metz

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En secret

26 Février 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Cette insistance dans l'Evangile du mercredi des Cendres sur le secret vient contredire beaucoup de nos façons de faire contemporaines. Les réseaux sociaux, la publicité, le besoin de reconnaissance nous entraînent à rendre publics beaucoup de nos exploits, de nos sorties ou des actions dont nous sommes particulièrement fiers. Nous le faisons souvent avec le ton et la retenue suffisante pour ne pas paraître hautains ou prétentieux. Mais nous le faisons quand même.

 

Pendant ce temps de carême, Jésus fait peut-être une autre proposition, celle de garder dans le secret de nos cœurs ce que nous pour Dieu ou pour aider les autres.

 

Ce secret est l’occasion d’approfondir ce qu’est notre conscience, comment elle nous parle, comment notre accès à elle peut se brouiller dans une trop grande publicité de nous-mêmes. C’est au cœur silencieux de la nuit que Samuel s’entend appeler par son nom… Le Dieu révélé en Jésus Christ nous espère au cœur même de notre solitude.

 

Le Carême est un temps idéal pour expérimenter toujours mieux la discrétion, le silence et la gratuité.

 

Est-ce que je crois vraiment que je suis de Dieu, d’un amour tel qu’il frappe à la porte de mon cœur pour y faire sa demeure ?

Quel espace vais-je libérer, chaque jour, dans mon emploi du temps pour accueillir sa présence ?

 

Prière : Jésus, un homme discret

 

Jésus

Pas de tambours ni de trompettes,

pas de hautparleurs ni de panneaux publicitaires

pour nous parler de toi.

Tu te caches

dans la secret d’un geste de partage,

dans le silence d’un moment de prière.

Apprends-nous à te découvrir, Jésus,

toi, notre amis si discret,

tout au long de ces semaines de Carême.

Amen

 

Equipe Carême@Peinture – vivre le carême – PrionsenEglise – illustration Anita Lucet-Parisot- fnp’edition.com – prière A-D Derroite

 

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"Vous avez le choix"

16 Février 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Une expression que nous aimons. Elle nous propose d’exercer notre liberté, et à première vue, sans investissement ni effort supplémentaire. Avoir le choix, c’est disposer de deux alternatives. Cela donne surtout l’occasion d’exercer notre liberté. Là, j’ai une maîtrise. Là, j’ai surtout une responsabilité personnelle. Et j’aime ça.

 

Le choix est parfois radical, l’eau ou le feu, la mort ou la vie. Il s’agit de mesurer ma réflexion et ma réponse. Parce que la suite sera sans retour. Devant les grandes orientations de la vie, les décisions importantes, je devrais prendre le temps de la prière, de l’argumentation en faveur de telle ou telle réponse, de discerner comme disent les jésuites. De se laisser guider en fait par celui qui nous inspire et qui nous conduit, non comme une marionnette, mais comme une personne capable d’une grande sagesse si elle se laisse éclairer par la Sagesse.

 

Celle-ci va au-delà de la sagesse du monde. Elle va plus loin. Le monde est dans une finitude. Ce que Dieu propose, c’est de contempler son Fils Jésus à l’œuvre dans le monde, et de nous laisser associer à celle-ci, par plus d’amour, plus de justice, plus de sens du service, plus de pardon. Et l’essentiel n’est pas que ce soit visible aux yeux des hommes mais que cela soit vivant. Il s’agit de se laisser transformer en profondeur.

 

Tout doucement le Carême se profile. Il ne s’agit pas de se limiter à ce qu’il faut faire pour être dans les bonnes normes, ce que nous savons très bien, mais d’aller jusqu’à refuser de se mettre en colère ou d’avoir un regard de convoitise. Et d’aller jusqu’au bout ou le plus possible pour que notre « oui » soit « oui » et que notre « non » soit « non ». 

 

Equipe Evangile@Peinture -Père Scholtes, jésuite, Prions en Église – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Sainte rencontre

2 Février 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

La fête de la Présentation du Seigneur au Temple est célébrée chez nos frères orientaux comme la fête de la « Sainte Rencontre ». Sainte rencontre que celle de Dieu et des hommes en Jésus, présenté au Temple et reçu dans les bras d’un homme à la foi profonde ! 

A travers le récit lui-même, nous voyons deux mouvements. Celui de Marie et Joseph, portant leur nouveau-né, qui se dirigent vers le Temple de Jérusalem, lieu de la présence de Dieu, pour accomplir ce que prescrit la loi du Seigneur. Et celui de Syméon, fragile vieillard, dont les bras vont se tendre vers l’enfant et recevoir le Messie.

Sainte rencontre que celle de la loi qui pousse Marie et Joseph au Temple et de l’Esprit qui pousse le vieil homme vers le Sauveur: la loi de Dieu est promesse qui s’accomplit en Jésus. 

Sainte rencontre sous le souffle de l’Esprit que celle d’un vieil homme dont les yeux voient le salut, et d’une jeune femme dont la bouche a prononcé la fiat et qui a porté le Sauveur. Entre les mains de ces deux êtres, à la fois vulnérables et fortifiés par l’Esprit, passe l’enfant, fragile nouveau-né et reconnu Messie : sainte rencontre de la fragilité humaine et de la puissance de Dieu, plénitude de la révélation. 

Que cette fête soit aussi celle de la vie consacrée. Qu’elle invite à porter attention à la manière dont l’Esprit agit aujourd’hui dans le cœur d’hommes et de femmes, les rendant capables d’un oui fragile et confiant : sainte rencontre dans laquelle l’Église contemple sa vocation la plus profonde.

Equipe Evangile@Peinture - M-D Trébuchet – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg 

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Lever de Parole

26 Janvier 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

L’Evangile du jour nous fait assister sobrement à un événement rare. Après s’être fait baptiser par Jean-Baptiste, Jésus apprend son arrestation. Le passage de témoin est accompli. Une voix s’éteint et une autre se lève. Jésus est alors au désert. Sous la motion de l’Esprit, il vient de faire face à l’autre voix qui règne dans l’ombre du cœur de l’homme. Le Verbe fait chair se met alors en mouvement et devient parole pour tous. L’ombre n’est pas le pays de l’homme. Sa patrie, c’est la lumière. C’est une question d’orientation. 

Le tentateur le sait bien. Jésus l’a vaincu et peut désormais prendre le relais de Jean-Baptiste, se couler dans sa parole pour la faire aller au-delà du désert dans le brouhaha de la vie des hommes à Capharnaüm et leur apprendre à voir et vivre de lumière. 

Quelques hommes, des pécheurs, vont vivre cet événement et en être retournés. La Parole est désormais en marche au pays des hommes. Elle appelle, agrège, s’entoure. La Parole devient un corps visible où s’est levée l’espérance. La vie « incendiaire » de Jésus est lancée. La Bonne nouvelle se répand comme traînée de poudre. La misère accoure. Elle sait d’où vient le salut. La vie en plénitude est là sous nos yeux. Elle est à l’œuvre dans le repli de nos douleurs l’ouvrant au cri reliant l’humanité en travail d’enfantement. 

Le Royaume est tout proche. Réellement. Il est à portée de main. Il est dans la bouche le pain de la vie et dans la vie vin de fraternité. Dieu est venu se lever dans nos vies pour les faire passer dans sa lumière.

Le goût de l’amour ne passera pas. Le Royaume, c’est grand beau tout le temps. 

Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Berna - Fribourg
 

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Foi des naufragés

19 Janvier 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Naufrage de Paul à l'île de Malte avec 276 compagnons prisonniers

« Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire » : c’est le thème de cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens. 

Préparées par les églises chrétiennes des îles de Malte et Gozo, les prières de cette semaine s’inspirent du récit de naufrage de l’apôtre Paul et de l’hospitalité qu’il a reçu à Malte. Alors qu’il est fait prisonnier, Paul embarque à Césarée avec 276 autres personnes pour Rome où il doit comparaître devant l’empereur. Une violente tempête se déchaîne et le bateau part à la dérive. Pendant ce temps, l’apôtre reste solidement ancré dans la foi et exhorte ses compagnons de naufrage à la confiance. Ils s’échouent sur l’île de Malte. Tous ont la vie sauve et reçoivent les soins des habitants. Trois mois après, ils furent embarqués sur un autre navire et emmenés à Rome.

Cet épisode résonne aujourd’hui avec la première lecture du prophète Isaïe. Le Seigneur demande à son serviteur de ramener ceux qui sont éloignés et de rassembler ceux qui sont dispersés. Plus encore, il lui demande d’être « une source de lumière des nations » pour que le salut parvienne aux extrémités de la terre. Après l’évènement de Pâques, les chrétiens réalisent que cette lumière est le Christ, l’Agneau qui enlève le péché du monde. C’est lui qui sauve des ténèbres de la mort et du gouffre des gorges profondes. 

Réfugiés - Naufragés en méditerranée - prés de 19000 noyés depuis 15 ans

Plus proche de nous, frappent les drames en Méditerranée. Naufrages, exploitations, trafics, injustices et désespoirs sont le lot de beaucoup trop de nos contemporains. Devant un tel désarroi, notre foi est mise à l’épreuve. Où donc est le salut ? Chrétiens, nous avons tous besoin de la foi des uns et des autres pour rendre notre charité inventive. 

mercredi 22 janvier à 18h00 - à l'église de NIlvange - Prière œcuménique pour l'Unité de Chrétiens

Equipe Evangile@Peinture - Karem Bustica -Prions en Église 

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Humble Début

12 Janvier 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Quelle image étrange... On peut comprendre le trouble de Jean-Baptiste. Celui dont il savait ne pas être digne de défaire la courroie de ses sandales s’approche pour recevoir de lui ce que le baptême dans l’Esprit va rendre caduque. Mais il n’y a pas erreur. Jésus ne vient pas abolir mais accomplir. Cela veut dire exécuter, parachever, mener à bien. Jésus vient faire ce que Jean-Baptiste annonce. Il vient montrer le chemin, vivre dans sa chair d’homme le retournement proposé par Jean-Baptiste. Il vient assumer la conversion prônée et cela commence par ce baptême qui en est le geste, le signe inaugural. 

C’est en fait un passage de témoin auquel nous assistons. Une voix succède à une autre. La voix qui criait dans le désert a vu celui qu’elle annonçait. Elle pouvait se taire désormais car le ciel lui-même l’a désigné comme le Fils bien-aimé. La joie du ciel débarque sur la terre. Jean l’a vu et s’est tu. Désormais, Jésus devient la voix à écouter. Celle qui fait la joie du Père et qu’il nous a envoyée pour que nous ayons sa vie en nous. Passation de vie... Jésus est là pour vivre de cette vie qu’il possède du Père et nous la transmettre. Vie “incendiaire”, s’émerveille frère Christophe, moine de Tibhirine. Il est venu allumer ce feu de l’amour de Dieu que rien ne pourra jamais éteindre. Pas même le meurtre qui voulait le réduire au silence. 

Messe du baptême du Seigneur à la cité Bosment

Et depuis, le ciel s’est associé une foule de témoins pour qu’il arrive jusqu’à nous, corps et sang. La cohorte de tous ceux qui ont cru à l’amour plus fort que tout nous précède pour nous encourager et nous montrer ce bonheur vrai. L’autel de notre quotidien est le lieu même de cet accomplissement. L’amour c’est vouloir que l’autre vive. Intensément... Ne laissons donc pas la voix de l’amour sans écho. Vivons de son intensité. Laissons Jésus nous mener sur des sentiers autres que ceux où nous le cantonnons.

Osons l’incandescence et le hors-piste. Dieu crée du neuf. Laissons-le faire ! 

Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian – Peinture Berna - Fribourg
 

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Famille nombreuse

29 Décembre 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

La liturgie nous invite aujourd’hui à contempler la famille de Jésus. Nous les représentons dans nos crèches : un homme, une femme et un bébé dans une étable avec parfois d’autres santons : le bœuf et l’âne, des anges, des bergers, des mages… Comme pour signifier que Dieu naît là où des hommes et des femmes sont prêts à le reconnaître. Comme Joseph, identifiant le Seigneur dans ses rêves et partant en exil avec sa jeune famille. Comme Marie, croyant à la promesse du Seigneur et acceptant une grossesse inattendue. Comme Zachée, comme Nicodème, comme la Samaritaine, comme Marie Madeleine… la liste est longue. La famille, nombreuse. Car Jésus le dit à plusieurs reprises à son auditoire : sa famille est constituée de « ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique ».

Alors, qu’allons-nous contempler aujourd’hui ? Au moins, deux mystères :

D’abord, celui de Noël, où l’amour de Dieu nous apparaît aussi proche, fragile et dépendant qu’un bébé dans ses couches. Où rien de ce qui fait l’ordinaire de nos vies n’a de secret pour Dieu. Où nous ne serons plus jamais seuls car se faisant l’un de nous, Dieu nous ouvre les portes de sa famille. L’Emmanuel est avec nous. Nous pouvons louer Dieu. 

Le mystère de la révélation ensuite, quand l’amour de Dieu se fait Parole et se dit dans nos songes, nos intuitions, nos désirs les plus intérieurs et inespérés. Quand tout à coup Dieu fait irruption dans nos vies, provoquant des interrogations nouvelles, attendant des réponses inédites. Dieu devient Verbe. Nous sommes invités à tendre l’oreille et à mettre nos pas dans ceux du Christ. 

La fuite en Egypte - Peinture Berna Lopez

Equipe Evangile@Peinture - Karem Bustica - Prions en Église – Crèche de l’église Saint-Martin d’Hayange
 

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Jésus, l'appelait papa !

22 Décembre 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

L’évangile de ce dimanche est « l’annonce à Joseph ». Lui, le silencieux, le discret, éclaire singulièrement le mystère de Noël tout proche. 

Homme juste 

Parce qu’il est « juste », « ajusté » à la volonté du Seigneur, Joseph ne veut pas dénoncer Marie. Il prend la décision de la « renvoyer en secret », comme s’il la laissait libre… Il l’aime et lui accorde encore un a priori favorable malgré les apparences qui sont contre elle. Il sauve le Sauveur et sa Mère. Ce fut sa manière de donner la vie à Jésus ! Saint Joseph nous apprend le respect, la bienveillance, l’amour qui sauve et fait vivre. Il nous enseigne la justesse du regard qui cherche à comprendre et fait confiance. 

Homme de foi 

Dans un « songe », qui est autre chose qu’un rêve, Dieu offre à Joseph un destin inattendu : une place dans l’histoire du Salut, à lui le charpentier inconnu de Nazareth. Il va entrer dans une aventure exceptionnelle. « Il prit chez lui Marie ». Il insère le Sauveur dans la lignée de David, comme dit l’Apôtre Paul, et lui donne son nom « Jésus ». Par lui, Jésus n’est pas aux yeux du monde le fils de l’infidélité, mais le Fils de la Fidélité de Dieu, « l’Emmanuel » « Dieu-avec-nous » comme l’annonçait Isaïe. Saint Joseph nous apprend à entendre les appels de Dieu et à lui faire confiance pour entrer dans l’inattendu de l’Esprit. Il nous indique que « prendre Marie avec nous » est un chemin pour accueillir le Christ. 

Un père pour Jésus 

Jésus a grandi auprès de Joseph. Qui pourrait dire tout ce que le Christ a reçu de lui ? Il a fait l’expérience d’un père aimant. Dans l’Évangile, il appelle son Père « Abba ! » « Papa ! » ; c’est par ce nom qu’il appelait aussi Joseph. De lui, il a appris le métier de charpentier, le travail de la terre et le soin du troupeau, dont est si visiblement inspiré l’enseignement des paraboles. Saint Joseph nous apprend la part que prend le père dans la construction humaine et affective d’un enfant. Il nous conduit à accueillir comme lui « Celui qui doit venir »

Noël est la fête des espoirs qui prennent chair dans les situations vécues justes de notre quotidien et de la confiance au Dieu des vivants et des morts. « Portes, levez vos frontons, levez-les, portes éternelles : qu’il entre, le roi de gloire sur tout l’Univers ! ». Accueillons, nous aussi, Marie comme Mère et Reine pour que ce réalise pleinement le Royaume de Dieu au ciel et sur la terre.

Equipe Evangile@Peinture - Joseph Proux Prêtre – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg- vitraux de l'église St Joseph de Serémange-Erzange

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Exultation naissante

15 Décembre 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Il y a foule de questions aujourd’hui dans l’évangile ! Ce sont autant de portes ouvertes pour entrer dans la vérité lovée au fond de soi et des événements. Jean-Baptiste ouvre le ciel depuis sa prison. Sa vibrante espérance cherche celui que son cœur attend. Son désir de ne pas vivre en vain cherche le sens. 

La prison le resserre dans l’urgence de désigner celui qu’il a rencontré alors qu’il était encore dans le sein de sa mère. Le signe à l’époque était l’exultation de joie. Les deux enfants célébraient déjà le Royaume naissant. « Il faut que lui grandisse et moi que je diminue » Après avoir baptisé son Seigneur, Jean-Baptiste, depuis sa prison, habite l’espérance de tout un peuple. Il la porte dans la nuit du doute et la lumière douce de la foi. 

Le prophète réduit au silence cherche la Parole. Au soir de sa vie, il attend la lumière. La réponse de Jésus : regarde ! Le prophète est renvoyé à la vie qui renaît. Mais c’est par d’autres qu’il va la voir. Ses envoyés étaient partis à vide. Ils reviennent vers lui chargés de cette vie en train de faire son travail. 

La Parole est à l’œuvre. C’est un présent à discerner autour de soi. C’est cela qui se donne à voir et à entendre. Que celui qui a des oreilles entende la rumeur de la joie en train de se frayer un chemin jusqu’à nous. Elle nous arrive par les autres. Leurs questions, leurs doutes, leurs vies toutes entières nous disent que tu es là, présent à nos douleurs. 

Jean-Baptiste est bien le précurseur. Celui qui, après Marie et Elisabeth, est le premier qui a cru au ciel sur la terre, et il nous a ouvert la route pour nous regarder entrer dans la joie. Il y a foule de bienheureux : c’est chacun de nous, les invités au festin des noces. Et c’est ici et maintenant le temps d’être témoin de cette vie en abondance pour la joie des autres. 

Vois-tu ?
Dedans ses murs
L’espérance à bout de souffle
Vois-tu celui qui vient ?
Dedans ses murs
La foi en question
Qui est celui qui vient ?
Dedans ses murs
La charité emprisonnée
Où est celui qui vient ?
Dedans ses murs
La joie libérée
Il est celui qui vient
Dehors les murs
Le miracle annoncé
Il n’y a plus à douter
Amen

Equipe Evangile@Peinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez-Fribourg - prière Minassian - fnp-edition.com

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