Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le berceau du fer

meditation

Perdre sa vie pour son prochain

30 Août 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Si quelqu'un veut marcher à ma suite

Pour « sauver » nos vies, on nous a demandé de nous confiner. Pour « sauver » nos vies, il nous a fallu nous tenir à distance les uns des autres, sortir le moins possible, éviter les rassemblements… Il nous a été demandé de perdre une des composantes essentielles de la vie humaine : la rencontre de l’autre en chair et en os.

Qu’avons-nous ainsi sauvé ? Nous avons assurément évité que l’épidémie ne fasse davantage de morts. Mais à quel prix, psychologique, spirituel, économique ? L’autre est devenu un danger : n’est-il pas un porteur sain qui s’ignore ? La parole de Jésus résonne alors avec une force particulière : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. » « Perdre » sa vie, au sens où l’entend Jésus, c’est renoncer à soi-même, prendre sa croix et le suivre.

 « Prendre sa croix signifie s’engager à vaincre le péché qui entrave le chemin vers Dieu, accueillir chaque jour la volonté du Seigneur, faire grandir sa foi surtout face aux problèmes, aux difficultés, à la souffrance. »

aller chercher de l'eau à l'Uttar en Inde

Délivrés du souci de nous-mêmes puisque Dieu « prend soin de nous », nous pouvons « perdre » notre vie dans le service du prochain en « présentant à Dieu notre corps en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu », c’est-à-dire en reproduisant dans nos vies ce que le Christ réalise dans l’eucharistie : « Ceci est mon corps livré pour vous. »

 

Equipe Evangile@Peinture - Père Emmanuel Schwab – PrionsnenEglise – Peinture Berna Fribourg

Lire la suite

Epiphanie engageante

23 Août 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Aujourd’hui, Jésus va à la pêche... il va chercher ses disciples. Ils ont beau marcher avec lui, leur proximité ne se mesure pas à ce côte à côte. Jésus le sait. Il va donc s’en rapprocher lui-même et leur faire faire l’expérience de la croisée des chemins. C’est quand la croisée des chemins ? C’est quand une question vient nous rencontrer, appeler une réponse. Jésus y va en douceur. Il passe d’abord par l’étape de la restitution. Où en sont les autres ? Que disent-ils ? Les autres sont dans la multiplicité de réponses. Mais nous ? Où nous trouvons-nous ?
 

Jésus personnalise les siens en les provoquant à la réponse. Dieu crée en différenciant. Il nous extirpe de la masse des autres pour nous faire exister comme répondant. Il fait advenir les siens à la réponse. Mais l’expérience n’est pas celle d’une simple consistance personnelle, ou d’une intelligence au-dessus de la moyenne. C’est plutôt le surgissement en soi de cet autre qui vient me chercher. La réponse qui traverse Pierre n’est pas de lui. Il est en chemin avec elle. Elle ne peut se laisser enfermer dans des mots. Elle le déborde, le dépasse et l’entraîne à comprendre ce que cela veut dire. Cette réponse regarde Jésus et son mystère. Elle ne dit rien de Pierre en réalité. Et c’est bien cela qui va fonder le juste rapport entre Jésus et ses disciples. C’est le fondement de toute l’Église trouvant en Pierre son porte-parole qui transcende le temps et incarne sa vocation d’être parmi la multitude cette confession permanente et humble du Fils de Dieu.
 

Aujourd’hui Pierre reçoit son baptême. Baigné par l’Esprit Saint qui lui souffle ce qu’il ne saurait dire de lui-même, il vit cette expérience originelle, ce dialogue initiatique qui le propulse dans sa vocation nouvelle : être un répondant du Christ. C’est Jésus qui institue. Il n’y a pas d’autre cooptation possible puisque c’est lui qui se dévoile en chemin à ceux qu’il rencontre. Jésus a bâti son Église sur ce dialogue permis par cette proximité et cette intimité de la marche ensemble. Il bâtit son Église dans cette initiation à l’écoute et à la parole. Il a voulu pour elle cette fonction de porte-parole de l’Esprit d’Amour. Ce n’est pas en vue d’elle-même, mais du Royaume dont elle a reçu les clés. Seigneur, tu as les Paroles de la vie éternelle. A qui irions-nous ?

Equipe Evangile&Peinture - M-D Minassian – Peinture Barnadette Lopez

Lire la suite

Une main tendue

9 Août 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Peut-être que, comme Élie à l’Horeb, il nous est arrivé de guetter le passage du Seigneur ces derniers mois. Où donc était-il alors qu’un ouragan sanitaire s’abattait sur notre monde faisant trembler tant de nos certitudes ? Élie en a une : le Seigneur passe. Sa foi le tient et il se tient à sa foi comme à une rambarde. Le prophète reste solidement ancré à la parole du Seigneur et peut le reconnaître dans le murmure d’une brise légère.

Pas de mer calme ni de mer ridée pour l’apôtre Pierre. Aux assauts météorologiques s’ajoutent les sursauts de la foi pour ce pêcheur d’hommes témoin d’une multiplication des pains inattendue. Qui est-il ce fantôme qui marche sur la mer ?

Au milieu de la tempête pourrait-il s’agir du Seigneur ? La foi de Pierre a un visage, une voix, et bientôt, une main tendue. Cette foi est un appel à faire confiance et à chasser toute peur, une main à saisir pour sortir des profondeurs du doute et être sauvé. Pierre tient au Seigneur et le Seigneur tient à Pierre.

Aujourd’hui encore, le Seigneur nous rejoint à la fin de la nuit, sur l’autre rive du lac. Il nous tend sa main pour marcher avec lui, peu importe combien de temps, sur la mer déchaînée de nos souffrances et de celle de nos proches.Prends notre désir de marcher vers toi et garde-nous à flot, dans la mémoire de ta main toujours prête à nous saisir. Oui, il est vraiment le Fils de Dieu.

                                  Equipe Evangile@Peinture - Karem Bustica - Prions en Église                             Image JardiniersdeDieu

Lire la suite

Le royaume de Dieu est au milieu de nous

26 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

La rencontre de Dieu est un bonheur caché au plus intime de notre être, mais nous ne savons pas le trouver. Nous cherchons tous le bonheur à l’extérieur de nous et nous ne le trouvons pas, alors nos pas s’égarent. « Trouver un trésor » peut éveiller notre imagination. Jésus essaie de nous faire comprendre quel trésor nous avons à découvrir en le reconnaissant comme notre Sauveur.

Le royaume des cieux est comparable à un trésor caché, à une perle fine, ou encore à une pêche fructueuse. Un trésor enfoui dans un champ nécessite qu’on le cherche, que l’on remue la terre pour le trouver. Il nous faut faire preuve de foi. Trois paraboles nous orientent ainsi pour désirer le bonheur qui vient de Dieu.

C’est par une prière que nous pouvons y parvenir, comme Salomon préoccupé par l’essentiel, qui demande la sagesse. "Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache discerner le bien." Le bonheur du Royaume de Dieu est la valeur sans pareille. En effet, le Royaume des Cieux est au milieu de nous et c’est là, caché dans notre apparent quotidien, en attente de notre cœur pour y discerner ce que Dieu y voit : chacun de nous, enceints de sa vie.

Devenons donc citoyens du Royaume et laissons-nous posséder par sa joie que rien n’éclipse et par son regard qui embrasse tout !
 

Equipe Evangile&Peinture – Peinture Bernadette Lopez

Lire la suite

Divine économie

19 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

L’évangile du jour nous plonge dans la dynamique du Royaume et son économie sereine. Un trépied apparaît dans les paraboles employées. Il constitue comme la marque de fabrique du Royaume. Il est d’abord objet de soin. On attend d’un champ qu’il reçoive les semences afin qu’elles donnent leur fruit. Le Royaume est de l’ordre de cette promesse contenue dans le grain semé. Il est ce geste ample qui offre au grain la terre qui le portera à maturité. Il est aussi de l’ordre du réalisme. Le Royaume est conscience des forces contraires à l’œuvre pour étouffer la vie. Mais il est aussi gestion sereine du risque. Plus encore, le Royaume est force tranquille qui fait confiance au temps, et à la puissance présente au cœur du vivant.

La chimie du Royaume est fondamentalement espérance. Elle mise sur l’effet de levier. Le mal présent tout autour ne peut l’empêcher de se développer, au contraire. Le mal révèle le bien et le décuple. La pression et la crise ont une fonction d’engendrement. La vie est le fruit d’un combat spirituel qui passe par le cœur de chacun et en appelle le meilleur. Cette connaissance se mue alors en confiance qui investit le temps et guette le moment qui lui donnera raison. La sagesse n’est rien d’autre que ce témoignage rendu à l’économie divine qui sait le bien semé dans notre monde, caché au cœur de tous les hommes et femmes de bonne volonté. L’adversité n’est rien d’autre que ce tremplin pour le bien.

La sagesse nous fait signe aujourd’hui. Elle dresse inlassablement la table de la Parole livrée et partagée, ne rechigne pas devant les difficultés et les âpretés de la vie. Elle sait ce que donne la patiente endurance et persévérance dans la bonté. Elle ne prend pas peur devant l’exigence de conversion qu’elle implique. Le semeur veille sur le fruit à venir. Il a été semé pour le bonheur du monde. Il réquisitionne les forces cachées de la nature et veille sur la saine croissance des balises vivantes du Royaume.

Les justes et leur lumière ne faibliront pas quand bien même les ténèbres les réclament et se nourrissent de tout espace laissé en friche. Le semeur est tout proche. Il laisse venir le temps de la moisson. Donnons-lui raison.

Equipe EvangilePeinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

 

Lire la suite

Parole livrée

14 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

La foule rassemblée autour de Jésus dans l’Evangile du 15e dimanche du temps ordinaire est bien là pour une seule et même chose : l’écouter. Pourtant, il est une parole qui va aller plus loin sonder les reins et les cœurs. Que devient cette Parole une fois livrée ? Qu’en font ses auditeurs ? En employant l’image du grain Jésus renvoie au cycle de vie de la nature et favorise la compréhension dynamique de ce qui est en train de se vivre. Jésus fait faire retraite à ceux qui l’écoutent. Il les renvoie à leurs terres profondes pour scruter ce qui se passe avec le grain reçu. Lui a été semé sans retenue.

Désormais le grain est abandonné à des facteurs extérieurs à lui-même, à la nécessité de cette terre accueillante dans laquelle il trouvera les conditions favorables pour se développer et porter son fruit. La part du semeur est acquise : le grain a été semé.

Qu’en est-il désormais du fruit attendu ? C’est dans le cœur des disciples qu’il faut scruter sa croissance.. dans le travail patient de l’écoute et de l’obéissance. Trois verbes résument cette dynamique féconde du disciple : comprendre, durer et veiller.

Prendre avec soi cette Parole, faire chemin avec elle, sans quitter son exigence, persévérer dans son écoute jusque dans nos couches profondes où son espace de vérité peut enfin éclater et se déployer. La Parole ne veut pas de notre surface ni de nos enthousiasmes éphémères. Elle vient solliciter nos fondements, visiter nos principes, sonder nos critères de discernement. Elle vient interroger nos mouvements, nos passions, nos choix, nos projets, nos résistances. Elle met à jour notre cohérence, la met à l’épreuve. Elle ne cherche rien d’autre que le meilleur de nous-mêmes qu’elle vient révéler à qui cherche vraiment. Et c’est peut-être la clé de ce processus. Elle se nourrit du désir de celui qu’elle rencontre.
 

La Parole tend à dévorer celui qui la reçoit. Loi de la nature qui d’un mourir fait naître... il y a certainement un mourir qui doit advenir pour que la naissance attendue survienne. Nous voici dans le silence qui les précède. Dieu a donné son fruit : Parole livrée. Il appelle le nôtre : Parole rencontrée, reçue, crue, méditée, mise en vie dans les profondeurs de notre désir d’aimer, partagée dans la vérité d’un sourire, la force d’une patience, l’extrême d’un pardon en gestation.

La vie souterraine de cette Parole nous regarde et nous convoque : c’est l’Église. L’assemblée des ensemencés de la Parole qui rend grâce pour le Semeur, son grain et son fruit dont nous sommes tous enceints par grâce. Il y a de quoi faire eucharistie, prière de communion spirituelle si nous cherchons bien !
 

Equipe Evangile@Peinture- M.D. Minassian- Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Lire la suite

Divin abri

5 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

C’est rare de se trouver aux premières loges de la prière de Jésus. C’est ce que nous constatons-nous dans l’évangile d’aujourd’hui ? Dans le cœur de Jésus, c’est la joie même du Père qui résonne. Jubilation profonde qui lui vient de voir l’œuvre du Père, la réalisation de son dessein d’amour.

Oui, l’œuvre du Père se donne à voir au priant. La prière est reconnaissance. Elle pose des mots, elle verbalise ce qui se révèle au cœur abandonné. Le priant est un voyant. Il ne voit pas l’avenir mais le présent de Dieu et de son action. Le priant est celui qui a pris abri dans le cœur du Christ. Les mots viennent de lui. Il les remplit de sa Présence au Père qui l’habite. Le priant devient à son tour l’abri de toute la création qui peut s’y réfugier et y trouver le Christ, cœur vibrant de chaque mot ouvert au Père.
 

La prière est aventure. Elle est pain et vin pour la route. Elle nous tient en espérance. Elle voit ce que notre regard ne peut atteindre par lui-même. Elle nous repose en nous attirant dans la bonté cachée en toute chose, en tout être. La prière nous introduit dans la face insondée du créé pour l’appeler à sa lumière.

Le combat est d’entrer dans le repos du Christ, dans l’écoute de sa douceur, dans l’humilité de son vouloir qu’il dépose au creux de notre cœur. Il se tient sur notre palier, prêt à nous enrôler pour devenir les gardiens de son dessein, les relais de son espérance, les témoins de sa présence, les allumeurs de sa joie.
 

Il est temps d’aller puiser à la source, à son cœur où nous sommes tant aimés pour être renvoyés, larrons priants et rassasiés, pour aller à la rencontre de ceux que Dieu veut aimer. Son amour est sans repos et sa joie inlassable.


Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian- Peinture Bernadette Lopez

Lire la suite

C’était en mars 2020

29 Mars 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

C’était en mars 2020. « Lazare, viens dehors ! ... »

 

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.

 

Mais le printemps ne savait pas et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.

 

Les jeunes devaient étudier en ligne et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux et les gens continuaient de tomber malades.

 

Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait.

 

Les gens ont été mis en confinement pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion, ni repas, ni fête de famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

 

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

 

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue : être solidaires et se sont concentrés sur d’autres valeurs. Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé…

 

Mais le printemps ne savait pas, les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

 

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris. Le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins sans masque ni gants !

 

Et c’est là que l’été est arrivé parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là, malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort !

 

Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie !!!!!.......

 

En ce dimanche 29 mars, restez chez vous, protégez-vous et vous profiterez de la vie !!!

 

L’Evangile de ce cinquième dimanche de carême nous encourage à ouvrir nos multiples « tombeaux » et à accueillir le souffle de l’Esprit de vie qui se répand sans cesse.

 

Puisque l’Esprit de Dieu habite en nous, Viens parler à mon cœur, Seigneur, pour que la vie s’y dépose. Qu’il devienne le sanctuaire intime de ta présence vivante, plus forte que la mort : « ... Déliez-le, et laissez-le aller. »

 

Equipe Evangile@Peinture – Margot Béglier – Peinture Bernadette Lopez

Lire la suite

Mission accomplie

15 Mars 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Femme de Samarie, Ta rencontre avec Jésus nous bouleverse. Tu es la première personne à qui Jésus se révèle comme étant le Christ, le Messie. Qu’a-t-Il perçu dans ton cœur pour te dire ce secret ? Qu’a-t-Il saisi de ta vie complexe pour ne pas te juger ? Première missionnaire en terre samaritaine, tu accomplis ton ministère avec succès.
 

Mais tu vas le payer cher. Qui donnera du crédit aux paroles d’une femme seule ? Et quelle femme !
Il te faudra du culot pour affronter ces villageois qui croient si bien te connaître. Et pourtant c’est bien toi que Jésus envoie, toi, en qui Il place sa confiance et son espoir de réussite. C’est toi qui devras mettre les mains dans le cambouis et annoncer la Bonne Nouvelle telle que tu es. Sans fard ni apparat. 

 

Il sait que dans ce travail, ce ministère, tu laisseras une part de toi-même. Annoncer Jésus exige d’être vrai. « Venez voir ! Il y a un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ! Ne serait-il pas le Christ ? » Sans que Jésus t’ait rien demandé, tu vas rassembler tout le village pour annoncer un mystérieux personnage qui sait lire au plus profond des cœurs et des reins. 
 

Et ça marche ! Ceux qui ont écouté ton appel se déplacent pour voir Jésus et l’invitent même à demeurer chez eux. Jésus pourra prêcher, enseigner, rompre le pain et guérir les malades. Tout cela, grâce à toi ! 

 

Tu répands la bonne odeur du Christ, sans jamais te mettre en avant ni crever l’écran. Tu ne laisses qu’un sillage impalpable où chacun peut rencontrer le Christ sans s’attacher au missionnaire. « Ce n’est plus à cause de tes dires que nous croyons… »  Comme la jarre qui reste vide et inutile, tu as tout donné et la mission est bien lancée, mais toi, tu ne comptes plus. Seul Jésus importe maintenant.
Servante anonyme… mais tellement efficace. Merci, Femme de Samarie. 

 

Equipe Evangile@Peinture - frère Eric-Thomas Macé Couvent St Jacques à Paris _ Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Lire la suite

La Transfiguration du Seigneur

8 Mars 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Il est toujours bon de réentendre le récit d’Abraham dans la Genèse : « Va, quitte ton pays, va vers le pays que je te montrerai ». Et surtout toutes les bénédictions qu’il reçoit, pour lui, sa famille, mais aussi toutes les familles de la terre. Nous sommes tous bénis à travers Abraham, c’est-à-dire que Dieu nous veut du bien, il veut le meilleur pour nous. Mais alors il faut se mettre en marche comme Abraham, accepter de quitter nos habitudes, aller vers l’inconnu, aller dans une direction que Dieu a préparée pour nous et qui est bénie.

 

Dans ce récit de la Transfiguration, nous l’entendons toujours lors du 2ème Dimanche de Carême. Jésus est transfiguré, son visage est rayonnant et ses vêtements sont d’un blanc éclatant. Jésus apparait comme pleinement en Dieu, il dépasse sa condition humaine, il n’est plus dépendant de sa nature humaine comme lorsqu’il sera ressuscité.

 

Ce qui se passe sur cette montagne du mont Thabor à 588 m de hauteur dépasse les frontières terrestres puisque Moïse et Elie apparaissent, il y a la nuée mystérieuse qui rappelle l’Exode, la voix du Père qui vient du ciel. On comprend que Pierre et ses amis soient dépassés par tout ce qui se passe. Ils vivent une expérience spirituelle où le ciel et la terre sont reliés.

 

Nous sommes tous invités à suivre Jésus sur la montagne. Dieu vient à notre rencontre alors qu’on ne le voit pas. Il nous parle alors qu’on ne l’entend pas avec nos oreilles. On l’entend avec notre cœur. Il y a des moments privilégiés où Dieu veut nous marquer par sa présence. Les mystiques ont fait l’expérience d’être transportés et cela peut nous arriver à nous aussi dans notre prière. Et puis des expériences en Eglise, des pèlerinages ou d’autres rassemblements ont pu aussi nous donner de belles émotions inexplicables.

 

Ce qui est intéressant, c’est qu’à la fin de cette expérience forte, il n’y a plus de nuée, Moïse et Elie ont disparu, Jésus a repris son allure habituelle mais il est toujours là avec ses disciples. La vie de foi peut connaître des moments forts assez exceptionnels, il y a d’autres moments moins forts mais pourtant Jésus est toujours là. En descendant de la montagne, les disciples vont retrouver leur vie courante. Comme nous après le dimanche, nous retrouvons notre vie habituelle, le travail ou la classe, la famille, nos différentes activités. Jésus est là pour nous accompagner et nous transformer. Lui qui est transfiguré, il nous illumine de l’intérieur, il nous apporte sa lumière et son amour. Savoir qu’il nous aime nous donne de la force.

 

 

Nous allons continuer à marcher vers Pâques. La dernière semaine sera celle de la Passion. Jésus ne sera plus transfiguré mais défiguré par la souffrance. Ensuite il ressuscitera. Il va passer pas la souffrance pour prendre avec lui ceux qui souffrent sur terre et qui sont nombreux et pour les emmener vers la paix auprès du Père, notre Père. Retenons la voix du Père qui dit dans la nuée en désignant son Fils bien-aimé : « Ecoutez-le ».

 

Equipe Evangile@Peinture – Père JC Cabanis – Coulomier

 

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>