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Le berceau du fer

meditation

Cinqs pains d'orge et deux poissons

25 Juillet 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Cinqs pains d'orge et deux poissons

Pendant cinq dimanches d’été, ce sont les lectures de l’évangile de saint Jean qui nous sont proposées et qui commence par le récit sur la «multiplication des pains», méditation sur le partage et sur l’Eucharistie, où le Christ nourrit une foule de gens affamés et nous invite à réfléchir sur la faim dans le monde:«Où nous procurerons-nous le pain nécessaire pour nourrir tous ces gens?»

Au temps de Jésus, la nourriture n’était pas très abondante et la famine menaçait continuellement. Rien n’a beaucoup changé dans notre monde d’aujourd’hui. Les famines se multiplient dans des douzaines de pays, même si nous cultivons assez de nourriture dans le monde pour permettre à chaque homme, femme et enfant de recevoir les 3000 calories nécessaires à la survie. Les gens meurent de faim, non pas parce qu’il n’y a pas assez de nourriture, mais à cause d’une distribution injuste : 2% de la population possèdent actuellement 50% des revenus et 1/4 de l’humanité accapare 3/4 des ressources de notre planète.

Cinqs pains d'orge et deux poissons

Les pays riches sont plus intéressés à vendre des armes aux pays pauvres, que de les aider à sortir de leur sous-développement et de leur misère.
Imaginez ce que pourrait être notre monde si les montagnes d’argent dépensées en armements, en fraude, en jeux de hasard, en alcool, en drogue, étaient mises au profit de ceux et celles qui sont dans le besoin, si l’on utilisait cet argent pour l’irrigation des déserts, l’éducation, la recherche médicale, l’édification de digues, la lutte contre la faim dans le monde.

Devant les énormes problèmes de manque de nourriture, nous nous sentons totalement impuissants. Le Christ demande à Philippe: «Où pouvons-nous acheter du pain pour que tous ces gens puissent manger?» Et Philippe de répondre : «Le salaire de huit mois de travail ne suffirait pas pour que chacun ait un peu à manger.» Ce qui veut dire : «nous ne pouvons rien faire. Le problème est trop grand pour nos moyens très restreints». C’est alors que l’un des disciples ajoute : «Il y a ici un jeune garçon qui a cinq petits pains d’orge et deux poissons. Mais cela n’est rien pour combler les besoins d’une telle foule».

Cinqs pains d'orge et deux poissons

Cinq pains d’orge et deux poissons ! La multiplication des pains par le Christ a été possible grâce à la générosité de ce jeune garçon: c’est sans doute grâce à cette générosité que d’autres personnes présentes décidèrent eux aussi de partager le peu qu’ils avaient… Et il y en eut pour tout le monde, il y eut même des restes. Souvent nous faisons cette même expérience lors d’un pique-nique. Chacun partage ce qu’il a apporté et à la fin il y a des restes.
Jésus nous dit aujourd’hui : «Apportez vos cinq petit pains d’orge et vos deux poissons, et voyez ce qu’on peut en faire».

Lorsqu’il y a des besoins, nous ne pouvons résoudre le problème seuls. Mais avec Dieu et avec les autres, nous pouvons améliorer la situation. Le Seigneur a besoin de notre contribution, si petite soit-elle. Dieu ne fait pas de miracle à partir de rien, il les fait à partir des cinq petits pains d’orge et des deux poissons.

Cinqs pains d'orge et deux poissons

Dieu a besoin de S. Vincent de Paul, de Mère Térésa, des Alcooliques Anonymes, de la Croix Rouge, des Resto du Cœur, de l’Armée du Salut, du Secours Catholique, du Secours Populaire, d’Emmaüs... de ceux et celles qui visitent les malades, de ceux et celles qui donnent un peu d’argent pour aider les victimes de catastrophes naturelles et de guerres de toutes sortes.

Essayons, comme nous le demande Paul dans la 2e lecture, de «mener une vie digne de l’appel que nous avons reçu.» Soyons justes, partageons notre temps, nos talents, notre argent. "Je sais que grâce à toi, Seigneur, le résultat de mes actions dépassera mes espérances..."

Extrait de la méditation sur l'évangile dominical par le Père Yvon-Michel Allard, Granby, QC, Canada - Image Peinture et Evangile – Berna - Fribourg

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Le temps d'une traversée en barque

18 Juillet 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Le temps d'une traversée en barque

Ce passage de l’Évangile de Marc nous dit que ce temps de vacances est bienvenu pour faire le point. Si Dimanche dernier, Jésus envoyait ces Apôtres en mission, aujourd’hui il les invite à l’écart dans un endroit désert.
Pas si désert que cela ! Une foule de disciples de Jésus les avait précédés !

Suis-je du côté des apôtres ou bien disciple du côté des foules ! Où se situe ma responsabilité de chrétien ? Après une année 2014-2015 d’engagement, de participation, d’écoute ou d’enseignement en équipe, quelles ont été mes joies et mes déceptions ? Qu’en est-il de ma foi ? Réaliserons-nous que la profondeur de notre vie est la clé du témoignage de l’Évangile.
C’est bien dans un endroit désert que Jésus voulait entraîner ses apôtres, afin qu’ils puissent se ressourcer à son enseignement et approfondir les liens avec son Père. Malheureusement cette intimité n’aura duré que le temps d’une traversée en barque !

Jésus, parce qu’il voit la foule comme « des brebis sans berger ! », aussitôt les enseigne longuement. Il peut le faire ! C’est sa grande proximité avec son Père, la vérité de son Père, l’amour de ce Père des Cieux qui transparait à travers sa propre vie. Nous pouvons nous poser cette question : pourquoi Jésus-Christ aujourd’hui parfois ne « fait pas recette » ? C’est peut-être bien parce que mon témoignage n’est pas assez profond, pas assez vrai, pas assez vivant ! Si ma propre vie n’est pas émaillée de rencontres directes avec le Christ, si je ne suis pas habité par le Christ, si je ne réside pas quelque part dans la maison du Père, mon témoignage n’a rien pour exalter les foules !

Le temps d'une traversée en barque

Apôtres ou disciples engagés dans la vie consacrée comme prêtre, religieux ou laïcs, l’amour de Dieu le Père est notre bien commun. Jésus n’a cessé de nous le rappeler. Les apôtres l’ont propagé, et chacun de nous est invité à le relayer. Cet amour véritable du vrai berger est le seul fédérateur d’enthousiasme, de joie, de paix !

Nous avons un peu de mal à l’imaginer, mais L’Esprit de Dieu prend le relais et se charge de répandre cette bonne nouvelle auprès des croyants que nous sommes mais aussi auprès des non-croyants.

Ce temps de vacances, de repos et de changement d’activité, nous invite à prendre ce recul, nous invite à nous mettre à son écoute, à effectuer cette rencontre cœur à cœur avec le Christ.
Ce n ‘est que le temps d’une « traversée en barque », mais si je nous nous reposons en Lui : Lui, il agit ! Il saura nous accompagner à la rencontre de tous ces frères immigrés d’autres continents, les naufragées de la barque de l'autre rive qui fuient la pauvreté, la barbarie, la peur de bergers fanatiques et qui ont soif d’une vie de liberté, soif d’une vie de fraternité, soif d’amour, soif de Lui...


Extrait de la méditation de Yves Tricou diacre du Diocèse de Lyon – image Evangile et Peinture Berna – photo Paris Match

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Jésus se mit à les envoyer deux par deux... pour faire équipe...

11 Juillet 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Jésus se mit à les envoyer deux par deux... pour faire équipe...


Dès le début de sa vie publique, le Seigneur choisit des collaborateurs. Dieu a confiance en nous. Il nous invite à travailler avec lui. Dans l’Ancien et le Nouveau Testaments, les gens que Dieu appelle sont des gens ordinaires comme vous et moi : Amos était fermier, Pierre, un pêcheur de métier, Matthieu, un comptable à la solde des Romains, Paul, un tisseur de tentes.

Le Christ les invite d’abord à rester avec lui pendant quelque temps, afin de recevoir une formation de base. Au début des évangiles, nous voyons les apôtres accompagner Jésus dans ses pérégrinations. Ils le regardent agir et reçoivent de lui un enseignement important, une nouvelle façon de vivre. Jésus les prépare à la mission.

Jésus se mit à les envoyer deux par deux... pour faire équipe...

C’est le modèle que nous, les chrétiens, avons retenu à travers les siècles. Le jour du Seigneur, nous nous rassemblons autour de Jésus, pour écouter sa parole et partager sa vie. Ensuite, nous nous dispersons dans notre milieu de vie. À la fin de la célébration, nous sommes envoyés dans notre famille, dans notre milieu de travail... pour plonger dans cette communauté spirituelle en construction.

En lisant l’évangile, nous constatons que Jésus ne fait pas de recommandations sur le contenu doctrinal de la «mission». Il ne dit pas à ses apôtres «ce qu’ils doivent prêcher». Mais il entre dans les détails pour leur dire «ce qu’ils doivent être» : des voyageurs qui se déplacent avec peu de choses, qui profitent de l’hospitalité des gens, qui sont des promoteurs de paix et de réconciliation, qui accompagnent les malades etc.

Pour Jésus, le témoignage de vie est plus important que celui de la parole. Il fait confiance à ses disciples, il croit en l’être humain, il a foi en nous, alors que nous doutons si souvent de lui. Il a tellement confiance en nous qu’il nous laisse libres d’agir comme bon nous semble dans l’œuvre d’évangélisation.

Le Christ nous dit qu’à cause de chacun de nous, le monde peut devenir meilleur : «ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient». Quels sont les démons de notre temps? Comment pouvons-nous améliorer le monde autour de nous?

Jésus se mit à les envoyer deux par deux... pour faire équipe...

Le vocabulaire utilisé par le Christ dans l’évangile est celui de son temps. Mais nous comprenons facilement que les disciples sont envoyés pour faire ce que Jésus lui-même a fait. Le contenu de leur mission actualisée peut se décliner dans ces axes principaux :

Annoncer le Royaume, ce qui demande une conversion, une façon différente de vivre sa vie. Nous Convertir veut dire changer notre mentalité trop égoïste. Il faut savoir accepter nos responsabilités et essayer d’améliorer notre monde, en évitant d’ajouter au mal et en aidant ceux et celles dans le besoin.

Jésus se mit à les envoyer deux par deux... pour faire équipe...

Combattre le mal et chasser les démons qui nous empêchent de vivre librement.

Chasser les démons aujourd’hui signifie aider les personnes seules et sans défense à se libérer de la solitude, de la peur, de l’injustice, de la crainte, de la maladie. Ça veut dire aussi nous libérer de la nicotine, de l’abus d’alcool, du matérialisme qui tue la vie de famille, de l’addiction aux jeux de hasard... ça veut dire lutter contre tous nos esclavages!

Jésus se mit à les envoyer deux par deux... pour faire équipe...

Agir en faveur de ceux et de celles qui souffrent et sont démunis, afin d’améliorer leur qualité de vie.

Guérir les malades. Il y a bien des façons de le faire : savoir aimer, accompagner, encourager, aider, pardonner. Je pense aux bénévoles dans les hôpitaux, aux gens qui visitent les malades, à ceux et celles qui apportent la communion dans les résidences de personnes âgées, qui distribuent les repas de la popote roulante, etc.

Jésus se mit à les envoyer deux par deux... pour faire équipe...

Jésus envoie ses disciples deux par deux pour car la mission est une aventure communautaire. Notre foi est enrichie par la foi des autres, par la foi de nos parents, de nos grands parents, de nos amis, et notre foi contribue à la foi des autres. La première règle de l’apostolat, c’est de « faire équipe » : faire équipe en la vie fraternelle à travers aujourd’hui par exemple les Equipes d’Animations Pastorales, les équipes liturgiques, les équipes de funérailles, de baptême, de mariage, les équipes de pastorales de la santé, les équipes de l’ Ecole Diocésaine d’Animateurs de Communauté, les associations caritatives, les équipes de catéchismes, les Conseils de Fabriques et autres...

Jésus nous envoie aujourd’hui comme il envoie ses apôtres. Il nous invite à évangéliser, à annoncer la Bonne Nouvelle, à combattre le mal et à venir en aide à ceux et celles qui souffrent.

L’évangélisation proclame qu’ensembles en lien avec les fruits du Concile Vatican II, nous pouvons vaincre la violence, l’injustice, la solitude et le découragement. Le Christ nous envoie. Il a besoin de nous. Il nous fait confiance, dans une Eglise qui se découvre Peuple de Dieu, dans une Eglise formée d’une diversité de membres dont tous ont même dignité dans une variété de missions. Nous devons être en Eglise, le signe et le moyen de la rencontre de Dieu avec l’humanité dans un monde qui a besoin d’amour et de tendresse. « Le Christ se mit à les envoyer en mission etc. ».

Extrait RogerFrançois de la méditation du Père Yvon-Michel Allard, s.v.d., Granby, QC, Canada.Cursillos

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D'où lui vient cette sagesse ?

4 Juillet 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

D'où lui vient cette sagesse ?

Jésus est à Nazareth, là où il a vécu jusqu’à maintenant. Il veut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume à ses proches. C’est un habitué de la synagogue. Mais ce jour-là, il prend la parole officiellement. Son commentaire de la Torah sort de l’ordinaire, il retient l’attention de ses auditeurs et les étonne.

L’enseignement de Jésus tranche sur ce que les gens ont l’habitude d’entendre. Ils sont à la fois émerveillés et choqués. Tout le monde connaît Jésus de Nazareth, c’est un artisan du village, bien inséré dans la société. Il vit là avec sa famille, il est pleinement un homme qui mène une vie ordinaire dans un village ordinaire. C’est d’ailleurs ce qui choque ses contemporains : « D’où lui vient cette sagesse ? »

Jésus pose question sur son identité, mais les habitants de Nazareth ne sont pas prêts à passer à l’acte de foi, Jésus leur est trop proche, ils le connaissent trop. « Un prophète n’est méprisé que dans son pays. » Cela nous arrive aussi : nous voulons partager notre foi avec nos proches, leur donner une parole forte qui résonne de l’Evangile, et justement, parce que nous sommes de la famille, notre attitude les gêne, alors qu’ils accueilleront la parole d’un étranger.

D'où lui vient cette sagesse ?

Jésus est catalogué, on l’enferme dans ce qu’on croit savoir de lui. N’est-ce pas une attitude courante qui nous guette encore aujourd’hui ?

Ici, il s’agit d’un passage à la foi : les auditeurs ne sont pas seulement étonnés, ils sont choqués, ils pressentent que la sagesse de Jésus est d’une autre nature qui les dépasse, et c’est cela qui leur est insupportable, c’est pour eux un blasphème. Ils sont invités à croire que cette sagesse lui vient de Dieu, Jésus n’a pas seulement une intelligence hors du commun mais sa sagesse est d’un autre ordre.

Croire en la divinité de Jésus, croire que cette sagesse lui vient du Père, croire que Jésus veut nous faire part de son intimité avec le Père, c’est ce à quoi nous sommes invités quand nous méditons l’Evangile. Mais la foi nous dérange dans nos habitudes et nous appelle à une conversion.

Esprit Saint, ouvre nos cœurs pour nous rendre disponibles à la Parole de Dieu, change notre regard et notre cœur pour accueillir ce qui nous dérange et y conformer notre vie.

Françoise Merlet - Sœur Mariste - Peinture Evangile et Peinture - Berna

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Si je parviens à toucher son vêtement, je serais sauvée

27 Juin 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Si je parviens à toucher son vêtement, je serais sauvée

Aujourd’hui, l’évangile nous parle d’une femme, souffrant d’une maladie débilitante. C’est pour elle non seulement une souffrance et un handicap mais aussi la cause de rejet et de discrimination. La malade «qui souffrait de perte de sang depuis douze ans» était considérée comme impure. Elle devait se tenir loin des autres. Si elle touchait quelqu’un, cette personne devenait impure.

Tabous et préjugés, résultats d’ignorance médicale! Vis-à-vis la fille de Jaïre, Jésus savait que, dans sa culture, toucher à un cadavre rendait une personne impure. Jésus n’avait pas peur de lutter contre les tabous et les préjugés de toutes sortes, lui qui mangeait avec les lépreux et les pécheurs et ne craignait pas d’entrer en contact avec eux.

Le texte d’aujourd’hui souligne de façon spéciale le verbe toucher : la femme touche Jésus et est guérit, Jésus prend la petite fille par la main et lui redonne la vie. S. Marc souligne ici l’importance du contact avec le Seigneur : «toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.» Pour les évangélistes, cette force n’a rien de magique. C’est la puissance de Dieu qui agit à travers Jésus et, s’il y a miracle, c’est en réponse à un acte de foi.

Si je parviens à toucher son vêtement, je serais sauvée

Nous portons tous nos souffrances physiques et morales. Nos vies sont fragiles. Mais nos manques, nos faiblesses, nos vides sont autant de raisons de vouloir toucher au Christ, entré en contact avec lui. Il ne fera pas nécessairement disparaître nos maladies et nos fauteuils roulants. Mais Jésus a le pouvoir d’apaiser nos angoisses et de raviver notre espérance.

L’évangile d’aujourd’hui souligne deux choses importantes :
- la nécessité de revoir nos préjugés et nos tabous. Nous en avons tous! Nous sommes invités, à l’exemple du Christ, à ne pas avoir peur de nous approcher de ceux et de celles qui souffrent, de ceux et de celles qui sont malades et mis de côté.
-l’importance de la foi. À la femme malade, le Christ dit : «Ma fille, ta foi t’a sauvée; va en paix et sois guérie de ton infirmité.» Et au chef de synagogue : «Sois sans crainte; aie seulement la foi

Nous pouvons nous interroger sur la qualité de notre propre foi et nous demander ce que nous faisons pour que cette foi puisse progresser, croître et atteindre une plus grande maturité. Pendant la période d’été, nous avons un peu plus de temps à notre disposition pour jouir de la nature, pour lire, méditer et prier. Demandons au Seigneur, en ce premier dimanche d’été, d’augmenter notre foi.

Extrait Père Yvon-Michel Allard-Granby-canada - Photo Croix Rouge – Guinée - Ebolas

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Passons sur l'autre rive

20 Juin 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Passons sur l'autre rive

Après avoir prêché en paraboles, sur la barque qui sert de porte-voix et de chaire, Jésus invite ses disciples à traverser le lac. Une parabole en acte.
C'est le soir, il fait sombre, la barque porte-parole navigue vers l'autre rive. Les disciples s'embarquent pour une parole de foi. Mis en mouvement par la parole de Jésus, c'est aussi leur foi qui bougera jusqu'à la question : mais " qui est-il donc ?"
Jésus, Parole vivante, traverse la mer avec ses amis, pour les ouvrir à la paix d'une traversée intérieure.

"Passons sur l'autre rive."
La barque devient tabernacle de la Parole, s'aventurant dans les cyclones de l'Histoire et de la vie. C'est l'Eglise, vaisseau ballotté, toujours abîmé et toujours réparé comme cette nef magnifique qui nous rassemble. L'Eglise, petit navire qui a beaucoup navigué, loin de son port tranquille, vers l'autre rive qui sans cesse recule... Mais en elle repose la Parole de vie.

"Passons sur l'autre rive."
Oui. Mais "qui est-il donc" celui qui invite passer et fait taire la mer ?
Alors même que nous passons les épreuves de la vie, un passage s'ouvre, en nous, qui nous secoue bien sûr mais qui nous offre la paix. La Parole nous réveille et impose silence à nos rêves et cauchemars sur Dieu.
Car l'autre rive est aussi en nous. Et la parole nous traverse dans toutes nos traversées.
Son glaive tranchant déchire les fantômes rugissants et les fantasmes déferlants, qui hantent nos images de Dieu. "Silence, tais-toi !" crie Jésus au mensonge qui nous porte pour mieux nous noyer. Alors viennent le calme et la paix.

"Qui est-il donc", celui qui fait taire toutes les forces de la mort ?
C'est la question de la foi qui nous traverse au coeur de nos tempêtes.
C'est la question de Dieu qui surgit quand nous posons la question de l'homme.
C'est Dieu qui nous appelle quand nous l'interrogeons dans nos peurs.

Il est le vivant qui nous donne la vie du Père. Le vivant qui nous arrache aux griffes de la mort pour nous conduire au rivage où le Père nous attend. Amis, quels que soient nos tempêtes et peut-être nos naufrages, passez, avec Jésus, sur l'autre rive. Elle est habitée par le Père. Jésus ressuscite notre foi et libère en nous la joie... Jusqu'à l'heure de passer, au soir tombant, sur l'autre rive de la vie.

Extrait méditation du Père Joseph Marty -paroisse St Etienne - Tableau Evangile et Peinture -Berna

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La semence du Verbe germe et grandit

13 Juin 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Meditation

La semence du Verbe germe et grandit

C’est la profession de foi de Dieu que nous célébrons aujourd’hui. La Parole de Dieu nous fait entendre en effet la foi de Dieu pour sa création et sa foi en l’homme au sein de cette création, une foi inébranlable. L'Évangile nous parle du Règne de Dieu, c’est à dire du monde tel que Dieu le voit, le créée et l’accompagne. Et nous entendons à travers l’image du semeur, que Dieu est ainsi le Dieu de la confiance, qu’il est le Dieu de l’espérance. Jamais il ne semble douter de l’œuvre qu’il est en train d’accomplir. « La semence, de nuit comme de jour germe et grandit. » c’est une certitude.

Dieu, ne doute pas. Dieu poursuit son œuvre inlassablement. Il sème, il continue de semer, il ne se lasse pas de semer pour que sa création parvienne à son achèvement et accomplisse ainsi sa mission à travers son Eglise qui se découvre comme mystère de l’amour de Dieu pour l’humanité. Son visage est celui du Peuple de Dieu, en pèlerinage dans l’histoire, à qui Dieu transmet sa vie. Elle est envoyée annoncer l’Évangile, annonce qui concerne tous les hommes sans exception.

La semence du Verbe germe et grandit

Plus de 50 ans après le Concile Vatican II, les seize documents produits sont de généreuses semailles livrées à l’Église et à notre monde. Ces semences ont déjà germé d’une façon très variable. Certaines ont déjà donné de beaux fruits. D’autres sont en germination. D’autres encore semblent en hibernation, mais ce concile sous le souffle de l’Esprit Saint continuera à travailler du dedans notre Église pendant des générations.


A travers le concile nous percevons que l’Église n'existe pas pour elle-même. Elle est essentiellement missionnaire. Elle existe pour refléter la lumière du Christ au monde. Nous n’avons pas encore assimilé et traduit dans nos vies les perceptions de l’Église comme mystère, comme Peuple de Dieu et Corps du Christ. Mais il est important de retenir que le passage d’une vision de l’Église société parfaite à une vision de l’Église communion est fondamental et porte déjà des fruits en incitant à creuser et à vivre les aspects plus intimes, intérieurs, spirituels et mystiques de la vie ecclésiale.

La semence du Verbe germe et grandit

Plus de 50 ans après Vatican II, les fenêtres de notre Église, celles de nos fraternités et de nos communautés ecclésiales ont toujours à rester grande ouvertes.


Nous avons comme laïcs, prêtres, diacres, laïcs consacrés, religieux, chrétiens, baptisés...à poursuivre le chemin de Vatican II, convaincus que nous avons un trésor, dans des vases d’argile sans doute, mais en restant à l’écoute de l’Esprit, attentifs aux pierres d’attente qui dans le monde aujourd’hui, sont les semences du Verbe qui s’y trouve cachées.


Extrait de † Roger Ébacher - Évêque émérite de Gatineau

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Ceci est... mon corps livré pour vous - Ceci est... mon sang versé pour vous

6 Juin 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Ceci est... mon corps livré pour vous  - Ceci est... mon sang versé pour vous

Chaque dimanche nous entendons ces mots de Jésus au soir de la dernière cène avec ses apôtres.
Le récit de l’institution est au cœur de chaque messe comme le fondement de notre rassemblement. Le corps livré, le sang versé, le don total de sa vie pour sceller la nouvelle Alliance qui assure à tous les convertis son amour.

Dans le corps et le sang du Christ nous reconnaissons de façon éminente la présence réelle du ressuscité. Mais cette présence, comme nous le dit le Concile Vatican II, se manifeste aussi dans la Parole proclamée, dans l’assemblée réunie, dans le ministre qui agit au nom même du Christ.

Ainsi le corps du Christ prend une double dimension : le corps eucharistique dans les espèces consacrées et le corps ecclésial dans l’assemblée des fidèles. Sur l’un et l’autre nous implorons la force de l’Esprit Saint afin que ce corps ne soit plus qu’un et que nous soyons pleinement ce que nous recevons : le corps du Christ.

Manifester le Corps du Christ devient une véritable responsabilité pour les fidèles que nous sommes. Il s’agit de le manifester dans le rassemblement eucharistique de chaque dimanche ; il s’agit aussi de le manifester dans une vie toujours plus eucharistique au long de chaque jour de la semaine. Une vie eucharistique est d’abord une vie dans la reconnaissance de tout ce que nous recevons de Dieu et des frères avec qui nous vivons au quotidien.

Une vie eucharistique c’est, dans le don du Christ, un don de nous-mêmes dans toutes les situations qui composent notre existence, un don de soi gratuit, un don de soi qui vécu dans l’amour devient source de confiance, d’espérance et de paix.

Père Pascal SARJAS- Diocèse de Metz - Photo adoration- fiche prière

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Accueillir Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit

30 Mai 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Meditation

Vitrail central de l'église de Mortcert en Seine et Marne

Vitrail central de l'église de Mortcert en Seine et Marne

Prés avoir célébré, durant la Semaine Sainte et le Temps Pascal, tout ce que Dieu a fait pour nous, jusqu’à nous donner son Fils et nous combler de son Esprit Saint, la liturgie nous offre de louer le Seigneur en lui-même, tel qu’il s’est révélé et fait connaître par ses œuvres pour nous. 
 
Dieu est Père, Fils et Esprit Saint. Nous confessons qu’il est un seul et unique Dieu et qu’il est une trinité de personnes. Dieu est au plus profond de lui-même un mystère d’amour qui se communique et se donne en partage.
Son salut va jusque-là ; non seulement nous libérer du mal, du péché et de la mort, mais nous donner de partager sa vie, de le connaître et de le louer. Tel est le sens le plus ultime de notre vie : nous sommes faits pour Dieu !
 
Baptisés, pardonnés, nourris, confirmés, mariés, ordonnés, réconfortés... les sept sacrements portent la signature de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Le nom de Dieu est ainsi invoqué sur chaque homme tout au long de sa vie.
Aujourd’hui et tous les jours, accueillons cette présence aimante de Dieu en inscrivant son nom sur nos corps, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.
 
Extrait de Panorama revue liturgique
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Ouvrons nos coeurs au souffle de Dieu

23 Mai 2015 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Ouvrons nos coeurs au souffle de Dieu

Une interrogation se fait jour au sien des jeunes communautés chrétiennes ? Qu’est-ce qui peut assurer leur fidélité à la personne de Jésus ? Elles croient en Jésus de Nazareth, mort et ressuscité. Jésus est le Seigneur, le Fils de Dieu, mais on ne le voit plus.

Déjà des discussions, des tensions, des dissensions naissent dans les différentes communautés et entre les communautés ! L’évangéliste Jean insiste pour leur rappeler que les Seigneur a répandu son souffle, son Esprit. C’est l’Esprit de Jésus qui assure cette fidélité ; « l’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité toute entière. »

Pentecôte marque le début d’une belle aventure qui se continue de nos jours, celle de la naissance de l’Eglise, comme Communauté des Chrétiens, puis de son essor, animée par l’Esprit.

Aujourd’hui encore, tout comme elles, et après Pâques 2015, nos communautés de paroisses ont à faire face à des situations inédites. Nous devons emboiser en nous l’Esprit de Jésus qui nous « soufflera » ce que le Seigneur attend de nous : la Sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la connaissance, l’affection filiale et la crainte de Dieu.

Voilà les dons de l’Esprit Saint qui font de nous des Fils et des Filles du Père, à la suite du Christ Jésus. Demandons, aujourd’hui, chacun et humblement depuis les Rencontres Nationales du Partage jusqu’à cette Pentecôte d’Amour, le don dont nous avons le plus besoin pour vivre et transmettre l’Evangile dans nos communautés de paroisses et nous rassembler en un seul peuple de Fils et de Filles de Dieu. « Ouvrons nos cœurs au souffle de Dieu. Sa vie se greffe aux âmes qu'Il touche. »

Extrait divers R.F. - Photo vitrail Pentecôte-cathédrale de Londres

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