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Le berceau du fer

meditation

La Bénédiction du Seigneur

5 Mai 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

La Bénédiction du Seigneur

Beaucoup de mouvements dans cette page d'Evangile! Jésus Ressuscité ouvre la dernière phase de la réalisation des Ecritures. Mort, résurrection, annonce aux nations de la miséricorde de Dieu en sont les trois étapes pour que la puissance de vie à l'œuvre en Jésus atteigne tous les hommes.

Cette puissante œuvre de vie commence avec ses disciples. La mission s'inaugure par la bénédiction. Celle de Jésus sur les siens. Sa puissance se communique à eux, les choisit de nouveau pour les charger de sa vie. "A vous d'en être les témoins". Des témoins transformés. La Parole de bénédiction les a tellement chargés de lui, qu'il peut les quitter sans peine. Aucune tristesse de l'absence, au contraire.

C'est l'allégresse de la présence qui est célébrée naturellement au Temple d'où elle devra rayonner. C'est désormais dans ce lien établi par la bénédiction que les disciples eux aussi reviennent à la vie. La mission qui les attend est née de l'Ecriture et du lien d'amour qui les unit à Jésus, de sa bénédiction reçue comme un feu prêt à se propager. Pour cela il faut le Souffle, du Père et du Fils, la force venue d'en haut qui libèrera la joie des disciples et enverra ses témoins à toutes les nations.

Puissions-nous donc nous recevoir à tout instant de ces mots venus d'en haut, de cette bénédiction qui est la joie du Christ pour chacun d'entre nous. C'est lui notre point d'origine, la joie à demeure, avant d'être la joie envoyée. Alleluia !

Méditation de l’équipe Evangile @Peinture – Bernadette Lopez - Fribourg

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L'accueil d'une Parole qui demande asile

1 Mai 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

L'accueil d'une Parole qui demande asile

Jésus continue de préparer ses disciples aux événements qui viennent. Dans ce passage, très riche, il lève le voile sur ce qui arrivera après que tout se soit passé. Jésus est le maître du temps et des événements. Il leur donne une parole qui va les garder au coeur du drame et leur permettre de ne pas sombrer. Une parole qui va les ouvrir à ce qui vient et les tenir dans l'espérance. Une parole qui peut difficilement être comprise sur le moment, mais qui laissera éclater son sens profond après Pâques. Une parole qui transcende le temps et les événements pour les conduire à leur maître véritable. Jésus aiguise leur écoute pour leur permettre de voir le moment venu. "Il vit et il crut". Voilà l'expérience qui attend le disciple que Jésus aimait. Parce qu'une parole avait précédé et éclairé l'improbable, et qu'elle avait ouvert le champ des possibles.

Aujourd'hui encore, Jésus pose la verticale de nos vies. A nous de lui offrir l'hospitalité. Tout comme Marie, Zachée, et d'autres qui ont ouvert leur coeur, c'est cette même parole qui demande asile chez ses disciples. La paix, la joie pour l'autre, c'est ce qui arrive quand le coeur s'ouvre à la parole. Et la foi quand tout se dérobe. Jésus nous place aujourd'hui, comme en son temps avec les siens, en situation d'accueil pour que nous recevions de lui le cadeau de la foi. Il se confie à notre mémoire aimante pour que demain soit empli de sa présence. Oeuvre trinitaire, délégation du Père: c'est en chacun d'entre nous que cela se passe. La parole sera-t-elle à demeure ?

Que l'Esprit-Saint nous aide à faire mémoire de cette parole semée dans nos coeurs et libère en nous la joie de croire à ce Père aimant qui ne cesse de nous enfanter en son Fils.

Méditation de l'équipe Evangile@Peinture – peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Comme je vous ai aimés

24 Avril 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Comme je vous ai aimés

En ce temps pascal, nous relisons ces derniers discours de Jésus à ses disciples qui ont valeur testamentaire. Nous le faisons comme nous relirions la dernière lettre d'un ami disparu, ou comme nous ferions mémoire de ces derniers instants passés ensemble qui prennent du relief, parce qu'une vie s'accomplissait sous nos yeux et que nous ne nous en sommes pas toujours rendu compte.

Celui qui va partir, s'il est suffisamment présent à lui-même, porte mystérieusement cette intuition que la fin approche. Il y a plusieurs moyens de lui faire face. Certains ressentent le besoin de s'adresser à leurs proches pour leur transmettre l'essentiel de ce qu'ils ont cherché à vivre. C'est ce que Jésus fait avec les siens. Il jette un regard sur sa vie qui n'a cherché qu'une seule chose: la glorification de Dieu, c'est à dire la totalité de son être orienté vers sa source et ordonnée à elle. Et au moment où il s'apprête à prendre la route de la croix, seul, il en ouvre une autre pour ses disciples: la voie de l'amour mutuel.

Le commandement nouveau devient l'école de la fidélité au maître qui s'en va. L'amour du frère devient le lieu de vérification de cette fidélité. Le modèle a été donné par Jésus. C'est le lavement des pieds qui est la réalisation du commandement nouveau. Le Fils a aimé le Père en chacun de ses disciples, y compris celui qui allait le livrer. Jésus nous offre tout simplement de vivre à ce point, de vivre jusqu'à mourir s'il le faut: "comme je vous ai aimés". La glorification du Fils dans ses disciples est en genèse.

Nous aimons-nous les uns les autres à ce point ? Nous sommes en tous les cas attendus jusque-là, même si pour le moment nous ne pouvons pas y aller. Le rendez-vous du jour c'est l'amour à vivre qui m'apprend à mourir chaque jour un petit peu. Il n'en faut pas plus pour glorifier Dieu.

Méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – Peinture de Bernadette Lopez- Fribourg

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Entrer dans la joie de l'amour

10 Avril 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Entrer dans la joie de l'amour

Le Ressuscité sait ménager ses effets ! Un jour de pêche malheureuse, Jésus se tient sur le rivage, et invite ses disciples à re-jeter les filets.

Sur sa parole, ils jettent de nouveau les filets. Cette fois la pêche déborde. Une impression de déjà vu ! Une telle abondance n'est la marque que d'un seul: du Seigneur.

Sur le rivage, il attend. Le poisson et le pain sont là, en attente du poisson qui vient d'être pris. Tout est prêt à être partagé, mais pas sans ce que tous ont à y apporter: repas eucharistique.

Entrer dans la joie de l'amour

Le dialogue qui suit avec Simon-Pierre porte aussi la marque de l'excès. Excès d'amour et de miséricorde qui permet à Pierre de réaffirmer par trois fois son lien avec Jésus dont il s'était défendu au moment de son arrestation. L'amour demande l'amour, constamment. La miséricorde ne demande pas des comptes mais ramène à l'attachement initial pour lui permettre d'aller plus loin, y compris de surmonter la trahison et la culpabilité dont la chair reste marquée.

L'amour est mouvement vers l'avant. L'amour appelle à la vie et réouvre un avenir au passé blessé. L'amour pratique l'excès de confiance qui est espérance, et lui trace une mission.

Puissions-nous donc être des pratiquants de l'excès, et entrer dans la joie de l'amour dont le Seigneur nous appelle à dresser la table en tous temps : "Suis-moi!".

Méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – peinture bernadette Lopez - Berna

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Mon Seigneur et mon Dieu

3 Avril 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Mon Seigneur et mon Dieu

Il s’est passé tant de choses en ce premier jour de la résurrection. Tout se précipité : depuis le matin, Christ se manifesté à ceux qui sont en tenue de service : Marie-Madeleine, aux disciples. A priori, une journée de joie évangélique !

Or, voilà que le soir vient et c’est dans la peur et l’enfermement que vivent les disciples. Pourtant, celui qui est au milieu d’eux et qui proclame « La paix soit avec vous », c’est bien celui qu’ils ont suivi, mais... sans forcément connaître le chemin. « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas, comment saurions-nous le chemin ? » déclare Thomas, qui demande maintenant des preuves pour croire.

En offrant ses plaies à toucher, c'est sa puissance de vie qui s'impose à Thomas et le conduit à la foi en reconnaissant l’identité réelle du Christ « Mon Seigneur et mon Dieu » Désormais, c'est une communauté attestante, ayant fait l'expérience du Ressuscité, qui est en mesure d'être "en sortie" comme dirait le pape François. On observe que Jésus prend soin de chacun des siens dans cette communauté car c'est chacun qui doit être affermi dans son expérience pour pouvoir en témoigner.

La peur de la mort et son repli, ainsi que l'incrédulité ont été les premiers obstacles à surmonter pour la communauté des disciples qui a essayé de se reconstituer au lendemain de la mort de Jésus. C'est encore Jésus qui va leur offrir son propre souffle pour surmonter la peur et leur permettre d'apporter leur foi aux hommes.

Puissions-nous donc en ce temps pascal nous laisser affermir par le Ressuscité dans notre foi en sa vie plus forte que toute mort et tout péché, pour pouvoir répandre à notre tour sa paix et son souffle tout autour de nous.

Extrait de la méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Pâques : Basculement dans la foi

28 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Pâques : Basculement dans la foi


Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin : c’était encore les ténèbres. En voyant que la pierre a été enlevé du tombeau, Marie-Madeleine en déduit tout de suite que le corps de son Seigneur a été emporté ailleurs. C'est ce qu'elle va rapporter immédiatement à Pierre et Jean, qui se mettent en route pour constater par eux-mêmes. .

En restant sur le seuil, en ne voyant que ces linges posés, il n'y avait là pas assez pour remplir le cœur évidé par le deuil. C'est Jean qui ose le pas de la foi en entrant dans le tombeau qui le fait basculer dans la pleine vision, dans le cœur illuminé par les Ecritures, qui témoignent d'un accomplissement. Plus encore, c'est d'une nécessité dont les Ecritures font état. "Il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts". Pourquoi cette nécessité? Il fallait que Jésus passe réellement par la mort pour nous affranchir de son pouvoir. Nous savons désormais qu'en lui, la mort n'a pas le dernier mot.

Pâques : Basculement dans la foi

C'est la résurrection qui est le dernier mot de la vie humaine. La disparition du corps n'est pas disparition de l'être. La pédagogie des apparitions qui vont suivre vont confirmer que la résurrection introduit dans un nouveau mode de relations. Mais entre les deux, c'est un acte de foi qui est nécessaire. "Je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. Et tout homme qui croit en moi ne mourra Jamais. Crois-tu cela ?" demanda Jésus à Marthe devant le tombeau de son frère Lazare. Il faut la foi pour accueillir la suite de la vie blessée par la mort. Il faut la foi pour que la vie soit engendrée.

Oui, il fallait que Jésus meure. Vraiment. Et qu'il ressuscite, vraiment, pour que nous puissions croire. Il faut croire la mort de Jésus. Elle nous dit l'amour vécu jusqu'au bout. Nous pouvons croire alors la vie qui renaît de ce don. Le Seigneur n'est plus dans le tombeau car il renaît dans le cœur de chacun chaque fois que nous osons nous tenir dans ces lieux vides de lui. Il est le maître de la vie. Ne craignons pas d'entrer dans ce mystère. Jésus est à l'œuvre. Il descelle tous nos tombeaux, nos lieux de mort, nos enfermements. Laissons sa Résurrection nous renvoyer à la vie ! Alléluia, Alléluia!

Extrait de la méditation de l’Equipe Evangile@peinture – Bernadette Lopez

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La Résurrection à Pâques

27 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

La Résurrection à Pâques

Jésus est mort sur la croix. Sa dépouille a été déposée à la veille du sabbat dans un tombeau neuf. Une journée s'est passée, les femmes s'y rendent de bonne heure pour s'occuper du corps. Mais c'est la stupeur: la pierre est roulée sur le côté, et il n'y a plus de corps ! Il faut l'apparition mystérieuse et lumineuse de deux hommes pour ouvrir la voie à la mémoire et leur permettre d'interpréter l'événement à la lumière des paroles mêmes de Jésus. C'est ce qui manquera encore à Pierre, étonné à la vue du tombeau vide.

La disparition, c'est la force de l'évidence, le premier niveau de lecture. On peut en rester là. Mais ce qui est donné aux femmes c'est la clé du sens. Pour que l'événement fasse sens, il faut qu'il soit relié à une histoire, à une parole. La disparition de Jésus est à recevoir avec tout ce qu'a été sa vie, et avec ce qu'il a dit de sa mort annoncée. Il faut faire mémoire.

La résurrection n'est pas un concept, mais le constat de la réalisation d'une parole qui sur le moment ne pouvait pas être comprise. Il a fallu tout l'itinéraire de la Passion, de la Mort et de son silence pour que cette parole puisse resurgir et éclairer l'absurdité d'un tombeau vide.

La Résurrection à Pâques

"Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts? Il n'est pas ici il est ressuscité!" Il faut du temps pour accueillir cette parole. Elle bouscule. Que faire de la réalité de ce souffle remis, de cette lance perçant son côté? Que faire de ce corps descendu à la hâte et déposé sans pouvoir le préparer correctement avec les aromates? Justement, avec le corps disparu, l'évidence de la mort s'efface. Le Vivant est ailleurs. Le Vivant est dans la mémoire, dans les paroles prononcées, en cours de réalisation, et il est dans le mouvement de la vie qui se déroute et s'illumine. La résurrection est un choc, un saut qualitatif. La résurrection n'est pas le résultat mathématique d'une équation, mais le fruit de vie d'une parole qui a fait son chemin et accomplit la promesse qu'elle contenait. Livré, crucifié, ressuscité. Tel était le chemin tracé. Le troisième terme était en attente. Tout aussi inconcevable que les deux premiers. Et pourtant Jésus l'avait dit, plusieurs fois à ses disciples. La surdité continue.

La Résurrection à Pâques

La voie empruntée par Dieu est maintenant celle du cœur de l'homme mis en demeure de croire à cette puissance de vie à l'œuvre en Jésus, et en nous si nous le voulons bien. La résurrection est le déploiement de la vie quand elle se laisse saisir par la parole du Christ. Elle nous fait passer sans cesse de la mort à la vie, grignotant peu à peu sur tous les impossibles. Jésus institue le miracle de la vie, et nous fait don du sacrement de sa présence: sa parole nouvelle et éternelle au cœur de chacun, principe de renaissance permanent, prenant sens chaque jour un peu plus avec les événements. Un nouveau mode de vie est inauguré. Un deuxième niveau de lecture de la vie est désormais accessible. La résurrection c'est une affaire de lecture. Les chrétiens sont appelés à les scrutateurs du Vivant, les révélateurs de la vie victorieuse de la mort.

Les chrétiens devraient être cette mémoire vivante de la parole, capables de l'offrir au monde pour éclairer les événements et le faire accéder à un horizon de vie plus large. Voilà peut-être ce que nous avons à offrir de mieux en ce moment: une présence dans tous les lieux de mort et de souffrance pour donner corps à une parole qui permette de croiser le Vivant et de continuer le chemin. Notre coeur n'était-il pas tout brûlant ?

Extrait de la méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez – Berna - Fribourg - Peinture "Les disciples d'Emmaüs" d'Arcabas

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Vendredi Saint

25 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Vendredi Saint

L’Amour est accomplit, Jésus meurt, la vie est engendrée.

Laissons notre regard être capté par Jésus. "Sachant tout ce qui allait lui arriver, Jésus s'avança". Le récit prend son impulsion ici. Cette expression était déjà présente en ouverture du lavement des pieds. Jésus ne subit pas les événements. Il les préside. Le mouvement profond est en lui. C'est à partir de lui qu'il nous faut lire ce récit et la suite des événements. C'est son moi puissant qui s'avance et qui va donner consistance à ce qui suit. "C'est moi, je le suis". Jésus est renversant de présence, parce qu'il assume l'histoire passée et à venir, parce que ce qui se vit est déjà écrit, et qu'il faut que l'Ecriture s'accomplisse jusqu'au bout. C'est le Verbe que l'Ecriture abrite et révèle. C'est l'Ecriture que le Verbe habite et à laquelle il donne corps.

En face de ce moi puissant, difficile de résister. Les soldats, Hanne, Caïphe, Pilate... Tous vont être défaits par Jésus. Tous paraîtront bien faibles, faisant usage de la violence pour essayer de le contraindre. Jésus échappe. Il est le maître des événements qu'il a choisi de vivre jusqu'au bout.

Pierre fait la même expérience. Face aux événements, dans le jardin, c'est l'épée qu'il sort de son fourreau, avouant par là sa faiblesse et son incapacité à faire face. "Non, je ne le suis pas" dira-t-il par trois fois.

Le moi de Jésus va prendre toute sa consistance à la croix. Au moment de disparaître, il confie sa mère et le disciple qu'il aimait l'un à l'autre. Il disparaît dans le lien qu'il crée entre eux. L'amour est accompli. Il peut mourir. La vie est engendrée.

Joseph d'Arimathie et Nicodème eux aussi ont été engendrés à leur identité de disciples puisqu'ils n'ont pas peur de s'occuper de la dépouille de Jésus.

Chemin de croix des enfants à St Nicolas en Forêt
Chemin de croix des enfants à St Nicolas en Forêt

Nous avons aujourd'hui nous aussi rendez-vous à la croix pour y recueillir la vie, celle du Crucifié, offert corps et sang, pour prendre consistance dans sa liberté de Fils. C'est donc de naître qu'il s'agit et de laisser Jésus nous habiter de son moi puissant pour que, comme lui, nous vivions jusqu'au bout de l'amour.


Extrait de la méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Jésus institue l'amour et le service mutuel

24 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #méditation

Jésus institue l'amour et le service mutuel

L'ambiance est quasi liturgique. Le repas est en cours. Mais c'est un repas auquel Jésus va ajouter une portée symbolique et testamentaire.

Symbolique car ce repas regarde déjà la Pâque que Jésus s'apprête à célébrer. C'est tout son être qui se prépare au passage de ce monde vers son Père. Ce qu'il vit est une récapitulation et une anticipation qui pointent vers un ailleurs. Jésus, son vêtement de maître et Seigneur, il l'avait déjà quitté en venant partager la vie des hommes.

Anticipation par ce geste d'une vie offerte. La vie de Jésus est tournée vers le Père et inséparablement vers ceux qu'il embrasse de son amour.

La portée testamentaire de ce repas, réside dans le fait que Jésus livre ici à ses disciples le mouvement de fond qui l'anime. Ce qu'il a en propre, il le transmet à ses disciples comme un secret de vie. Jésus institue ici un sacrement. Un geste, une parole. Ce sacrement est celui de la vie reçue et de la vie donnée. Ce sacrement est une respiration que Jésus institue entre lui et ses disciples, et entre eux. "vous aussi vous devez vous lavez les pieds les uns aux autres".

Jésus institue l'amour et le service mutuel. Ils sont le fruit de cette réception première de l'amour du maître serviteur. Jésus baptise ainsi ses disciples dans le geste qu'ils auront à reproduire pour d'autres. C'est l'ordination fondamentale. C'est l'eau du baptême qui fait entrer dans cette inclination profonde de Jésus pour nous, et qui nous incline patiemment vers tous ceux qu'il aime.

En ce début de triduum pascal, entrons dans le silence du geste de Jésus. Entendons peut-être notre difficulté à nous laisser rejoindre par Jésus dans cette profondeur de vie qu'il souhaite nous communiquer, et laissons-le nous toucher, nous baptiser dans son grand désir que nous ayons part à sa vie. Engageons-nous dans sa Pâques en nous mettant librement et avec amour au service de nos frères.

Extrait méditation de l’’Equipe Evangile@Peinture – peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Solidarité positive et miséricordieuse

13 Mars 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Solidarité positive et miséricordieuse

Jésus est mis à l'épreuve. Il est au Temple en train d'enseigner. Tout le peuple venait à lui nous dit-on. Il est l'attraction du moment. Il a l'attention de tous. Le moment est donc bien choisi par ses adversaires pour cette mise à l'épreuve. Sa chute se fera devant tous. Mais c'est sans compter l'Esprit qui opère sans cesse les retournements les plus inattendus.

La force de l'évidence est soulignée par la mise en scène. La femme est placée au centre. Elle est le problème. La situation de flagrant délit écarte toute possibilité d'ambiguïté. Elle est coupable. Et la Loi de Moïse est formelle. Elle doit être lapidée. Tout est dit. Elle est déjà jugée.

Jésus ne conteste pas la culpabilité, ni la Loi de Moïse et sa prescription. Ce serait se mettre en faute. Il tire les conséquences de la situation et place tout le monde devant sa propre responsabilité pour exécuter ce que leur jugement commande: la mort de cette femme. Qui va en être l'auteur ? Pour cela, il faut être vierge de tout péché dit Jésus. Il remet simplement tout le monde dans le même camp : dans la communauté des pécheurs. Personne n'en est exempt: donc tous solidaires! Ce faisant, Jésus fait autorité et renverse le rapport de force. Il est littéralement en train d'écrire cette loi nouvelle de l'inscrire sur la terre, comme au ciel, mettant au cœur de la relation avec les autres la miséricorde entre les pécheurs que nous sommes tous. Le problème n'est donc en réalité ni la femme ni Jésus mais nous et notre besoin de juger qui nous isole les uns des autres et nous coupe d'une solidarité - positive et miséricordieuse.

Puissions-nous donc devenir ces espaces accueillants où la sanction n'est pas le dernier mot à opposer au péché mais bien la miséricorde qui réintègre dans la communauté, relance le désir et le réoriente vers la vie.

Méditation de l’Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez- Berna

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