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Le berceau du fer

meditation

"Entrez, entrez!"

1 Septembre 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Le mois de septembre est signe de rentrée. Les enseignants diront en ces jours « Entrez » dans les salles de classe et autres lieux de retrouvailles. La réalité sera vite « palpable », comme dit la lettre aux Hébreux, il y aura même des cloches ou des sonneries. 

L’entrée dans la communion avec Dieu est d’une certaine façon moins « palpable » … Elle engage dans une communion avec les vivants, elle fait rejoindre Jésus, le médiateur de l’Alliance nouvelle. Elle demande humilité, c’est-à-dire un esprit d’écoute en méditant les maximes de la sagesse. Un beau programme d’année : avoir une oreille qui écoute. 

L’évangile rappelle une attitude tout aussi fondamentale : l’esprit d’humilité. Jésus s’est fait pauvre avec les pauvres. Il nous indique la place à prendre – y compris dans la formation scolaire, académique ou professionnelle qui reprend en septembre. Non, il ne s’agit pas de se mettre au dernier rang pour ne pas suivre les enseignements mais d’être dans la disposition intérieure de celui qui se prépare à vivre au service de l’autre, et en particulier des pauvres. Tout savoir accumuler au service de l’autre, et non de soi, sera un enrichissement pour tous. Et Jésus lui-même nous montrera le chemin. 

 

L’Évangile est parfois renversant. Jésus vivant dans cette proximité qui peut devenir aussi notre priorité appelle à « monter pus haut » dans un esprit de communion avec les pauvres. Alors quel esprit pour la rentrée ? Vivre pleinement la communion avec les vivants, y entrer jusqu’à rejoindre celui qui la donne. Il appellera au service des pauvres, au service de celui qui souffre. Ils sont nos maîtres. 

Equipe Evangile@Peinture- Père Scholtes, Prions en Église- Peinture Bernadette Lopez - Fribourg
 

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Unifier nos paroles et nos actes

25 Août 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Le chemin de la foi parait souvent difficile et exigeant car il traverse toutes les incohérences de nos vies. Il nous aide à tenir dans les épreuves et dans les doutes mais il parait aussi souvent surprenant par rapport à notre perception humaine de l’existence. 

Notre tentation serait de croire qu’avec la foi tout est facile, or nous faisons tous l’expérience de blessures et de souffrances qui troublent notre cœur et notre âme. Nous attendons du Seigneur qu’il écarte de notre chemin toute embûche et toute montagne à gravir. 

Pourtant bien des événements nous paraissent insurmontables et nous font vivre des expériences insoupçonnées. 

N’est-ce pas cela la porte étroite dont parle Jésus à ses disciples ? 
-    Tenir dans la foi au milieu de chaque jour. 
-    Vivre chaque instant, quel qu’il soit, avec cette confiance en Dieu qui connaît toute chose. 
Mais aussi chercher chaque jour à unifier notre vie à la mesure de nos paroles de foi. 

Si nous affirmons que Jésus est vivant, alors la mort ne peut nous anéantir. 
Si nous croyons que Jésus est présent chaque jour, alors le chemin de la vie est toujours éclairé de son amour. 
Si nous accueillons sa grâce comme une expérience de salut, alors les épreuves sont un chemin de croissance. 
Si nous accueillons son Esprit comme le Défenseur, alors nous n’avons pas à craindre de témoigner de lui. 
Si nous entendons la promesse de Dieu de tous nous rassembler dans son Royaume, alors nous nous accueillons mutuellement tous comme les enfants du même Père. 

C’est bien ce que nous dit Jésus, les paroles ne peuvent rester sans résonances dans notre manière de vivre l'aujourd’hui ; sans quoi elles sont des paroles en l’air et elles risquent de nous enchaîner dans l’illusion du bonheur. 

En Jésus, paroles et actes ne font qu’un ; en lui toute l’existence se dit et s’accomplit de manière totalement unifiée. Pour nous c’est en cela que se façonne notre vocation à la sainteté, dans cette recherche de l’unité intérieure pour correspondre toujours davantage au projet de Dieu pour le bien de tous. 

C’est le chemin de toute une vie

Equipe Evangile@Peinture - Père Pascal Sarjas - diocèse de Metz – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg 
 

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C'est ma paix que je vous donne

18 Août 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

La paix n'est pas une pure absence de guerre et elle ne se borne pas seulement à assurer l'équilibre de forces adverses ; elle ne provient pas non plus d'une domination despotique, mais c'est en toute vérité qu'on la définit « œuvre de justice ». Elle est le fruit d'un ordre inscrit dans la société humaine par son fondateur divin, et qui doit être réalisé par des hommes qui ne cessent d'aspirer à une justice plus parfaite. 

La paix n'est jamais chose acquise une fois pour toutes, mais elle est sans cesse à construire. Comme, de plus, la volonté humaine est fragile et qu'elle est blessée par le péché, l'avènement de la paix exige de chacun le contrôle constant de ses passions et la vigilance de l'autorité légitime. Mais ceci est encore insuffisant…. La ferme volonté de respecter les autres hommes et les autres peuples ainsi que leur dignité, la pratique assidue de la fraternité sont absolument indispensables à la construction de la paix. Ainsi la paix est-elle aussi le fruit de l'amour qui va bien au-delà de ce que la justice peut apporter.

La paix terrestre qui naît de l'amour du prochain est une image et un effet de la paix du Christ qui vient de Dieu le Père. Car le Fils incarné en personne, « prince de la paix », a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix, rétablissant l'unité de tous en un seul peuple et un seul corps ; « il a tué la haine dans sa propre chair ». 

Et, après le triomphe de sa résurrection, il a répandu l'Esprit de charité dans le cœur des hommes. C'est pourquoi, accomplissant la vérité dans la charité, tous les chrétiens sont appelés avec insistance à se joindre aux hommes véritablement pacifiques pour implorer et instaurer la paix…

Dans la mesure où les hommes sont pécheurs, le danger de guerre menace, et il en sera ainsi jusqu'au retour du Christ. Mais dans la mesure où, unis dans l'amour, les hommes surmontent le péché, ils surmontent aussi la violence, jusqu'à l'accomplissement de cette parole : « De leurs épées ils forgeront des socs de charrue et de leurs lances des faucilles. Les nations ne tireront plus l'épée l'une contre l'autre et ne s'exerceront plus au combat ».

Equipe Evangile@Concile Vatican II- Constitution sur l’église dans le monde « Gaudium et spes »-Image Bernadette Lopez-Fribourg

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Corps et âme

15 Août 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

N.D. de l'Assomption Bosment

 

Alors que la technologie et les sciences ne cessent de nous promettre un avenir illimité pour les humains, y a-t-il un sens à célébrer l’Assomption de Marie aux Cieux ? 

Aujourd’hui, l’Église nous rappelle que, comme Marie, la vocation de l’être humain est d’entrer en relation avec son Créateur. Le souffle de vie par lequel Dieu anime le premier homme et la première femme marque toute l’humanité de son image et à sa ressemblance. 

La Bonne Nouvelle c’est que nous ne sommes pas seulement des organismes biologiques complexes… mais bien des créatures appelées à partager la vie de leur Créateur. L’Église nous rappelle aussi que Dieu sauve toute la personne humaine, âme et corps. 

 

L’âme de Marie était peut-être exceptionnelle. La tradition affirme sa « conception immaculée ». Mais c’est libre et volontaire qu’elle a mis Dieu au centre de sa vie, par sa confiance, ses choix, sa fidélité. 
Et le corps de Marie ? Nous avons du mal à l’imaginer autrement que parfait et rayonnant. Pourtant, tout comme le nôtre, son corps a subi les marques du temps qui passe, du souci de ses proches, du service, de la souffrance, peut-être même de la maladie… 

L’Assomption de Marie vient confirmer notre destin glorieux dans notre âme et dans notre corps, aussi limité soit-il. Cette « résurrection de la chair » est un point central de notre foi. Célébrer l’Assomption de Marie aux Cieux nous donne l’occasion de réentendre l’appel à servir et louer Dieu de tout notre être, âme et corps, dans le service des plus pauvres. Et de renouveler la joie de nous savoir promis à un tel avenir

Equipe Evangile@Peinture - Karem Bustica – PrionsenEglise - Arcabas
 

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Heureux le serviteur !

11 Août 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Heureux le serviteur que le maître trouvera en train de veiller ! En quelques mots, tout est dit de l’attitude de celui qui sert. Dans l’Évangile du 19e dimanche du temps ordinaire, le service est une béatitude, un chemin de bonheur pour celui qui s’y engage. Le Christ ne cesse de nous montrer ce chemin qu’il dessine pour nous et qu’il emprunte lui-même comme serviteur des serviteurs. Heureux êtes-vous si vous êtes serviteurs les uns des autres ! 

Le service est un état de veille permanent. C’est être toujours prêt, disponible, capable de réagir à l’appel de son maître, à l’urgence du moment, à l’appel du frère. Il n’existe pas, je crois, de plus belle image pour nous inviter à la disponibilité et à l’humilité et pour faire de nous des veilleurs, des hommes et des femmes plongés dans l’attente de Dieu. Revêtir l’habit du serviteur, c’est choisir de devenir veilleur.

Nul ne sait ni le jour, ni l’heure ! Pour le serviteur il ne peut être question de repos. Attendre Dieu, le veiller, le guetter, le chercher, c’est être capable d’attention à ce qui, en nous et autour de nous, devient soudain signe de sa présence et parole de l’Esprit. 

Grâce à la foi, le serviteur devient veilleur et, tout comme Abraham autrefois, le serviteur se met à l’écoute de Dieu et de sa parole. Il risque et engage sa vie et sa disponibilité. Il devient instrument du travail de l’Esprit. 

Revêtir la tenue de service, c’est travailler au monde nouveau que la Bonne Nouvelle nous invite à construire de nos mains. Grâce à la foi, le serviteur prend à son tour, lui aussi, le chemin de cette patrie des cieux que Dieu prépare pour son peuple. Le Royaume est là, ici et maintenant. La table dressée en est le signe. Notre vie ouverte en est le fruit

Equipe Evangile@Peinture Père Benoît Gschwind-PrionsenEglise-Peinture Bernadette Lopez -Fribourg

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Audace filiale

28 Juillet 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Dans évangile de ce jour, nous voyons Jésus qui revient de prier. Ce n’est pas la première fois. Il le fait souvent. Mais c’est la première fois que l’un de ses disciples lui demande de transmettre son expérience. 

Voilà une nouveauté pour Jésus : il fait école. Et qu’est-ce que l’on découvre ? Que la prière c’est une parole adressée, tournée vers le Père. Elle le regarde et aspire à son avènement. Ce n’est qu’ensuite qu’elle prend le visage d’une demande communautaire. La prière est personnelle, mais elle prend soin de tous. Elle demande l’essentiel communautaire : du pain pour tous, le pardon et la fidélité dans l’épreuve. À remettre sur le métier chaque jour. La prière est cette intention quotidienne confiée au Père de vivre du don de sa manne, de son pardon qui relance les relations blessées et de sa protection dans l’épreuve. 

La force de la prière repose non seulement sur l’audace de celui qui demande, mais bien plus encore sur la bonté de celui qui la reçoit, et la puissance qu’il est prêt à donner à qui le demande. 
La prière nous met en prise directe avec le Père pour rien de moins que l’avènement de son Royaume qui passe par le cœur de chacun. La prière ouvre durablement la porte de la communauté pour y planter les germes de l’amour et de la réconciliation. 

La prière est notre respiration commune. Regarder le même Père, emprunter les mêmes mots, nourrir le même désir, c’est peu à peu se ressembler de l’intérieur et échapper à la superficialité des relations et à l’épidémie des affinités. « Dieu nous aime ensemble » dit frère Christophe, moine de Tibhirine. 

Et si la prière le prenait au sérieux dans son grand désir que nous soyons un sous son regard ? A ne jamais perdre de vue puisque la prière nous rend la mémoire. C’est le Père qui est source de tout don : nourriture, pardon, persévérance dans l’Esprit. Jésus l’a vécu corps et sang. L’audace de sa prière nous conduit aujourd’hui à croire ce que nous demandons pour le recevoir : pain et vin, vie offerte à tous. 

Equipe Evangile@Peinture – M.D. Minassian 
 

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Hospitalité vive

21 Juillet 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Il n’y a rien de plus important que l’hospitalité. Cette page d’Évangile d’aujourd’hui l’illustre bien. Elle en montre aussi les deux composantes : il s’agit non seulement de recevoir l’hôte mais encore de l’écouter. Mieux : de le recevoir en l’écoutant. Marie l’a bien compris. Mieux que sa sœur. Entre elles deux, l’accueil de Jésus est parfait. Mais c’est Marthe qui reste frustrée de cette répartition naturelle qui la cantonne dans les implications matérielles de la réception de Jésus. C’est Marie qui en fait reçoit réellement Jésus. La jalousie n’est pas loin. 

L’attention de Marthe est détournée par ce qui se passe avec sa sœur. Elle n’est plus libre ni heureuse d’accueillir Jésus. La relation entre les deux sœurs parasite. Marthe voudrait assigner sa sœur à son service. Mais Marie est libre. De même Jésus qui n’arbitre pas cette répartition des tâches entre les deux femmes. Il constate avec Marthe le choix de Marie et il ne peut l’en soustraire. Il peut simplement délivrer Marthe de son souci premier et l’inviter à faire comme sa sœur. 

Au fond, que l’aînée entre dans la liberté de la cadette. Que l’adulte reconnaisse le choix de l’enfant. Que l’essentiel prime sur le secondaire. Que l’exceptionnelle visite du Verbe de Dieu fasse taire tout autre préoccupation. Que le silence de l’écoute embrasse la Parole. Que l’agitation fasse place au recueillement. Que l’hospitalité soit parfaite et que les cœurs soient en paix et joie comme il se doit. 

C’est toujours la meilleure part à laquelle Jésus nous convoque... Il entre à chaque instant chez chacun-e de nous à travers le partage du pain et du vin. Il n’y a pas à choisir entre le service et l’écoute. C’est le service de l’écoute qui dresse réellement la table de l’amour et de la communion. 
Ne perdons pas le sens de l’hospitalité essentielle. C’est un acte communautaire qui nous requiert tous pour que l’hospitalité soit parfaite et que la parole accueillie puisse être à son tour embrassée par tous. C’est le sens que nous devons donner lorsque que nous célébrons en communauté de paroisse un événement paroissial. Restons donc en tout temps au pied du Seigneur, pour qu’il soit en toutes choses avec nous dans tout ce que nous faisons, libres et heureux. 

Equipe Evangile@Peinture - M.D. Minassian – Peinture Bernadette Lopez-Fribourg
 

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Feuille de route pastorale

7 Juillet 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Voici que Jésus constitue son équipe pastorale. Il envoie ses disciples vivre la mission et leur donne une feuille de route. Puis en bon pasteur, il va les écouter raconter ce qu’ils ont vécu pour leur faire faire un pas de plus. Revenons au stage pastoral et aux indications données par Jésus. 

D’abord, ils sont envoyés par lui. L’envoi signifie beaucoup. Ils ne pourraient vivre cela sans l’autorité qui les institue et les légitime. Ils ne sont pas là de leur propre chef. Ils sont deux. Là non plus, rien à voir avec un pouvoir sans partage. C’est une mission communautaire. L’être ensemble est en soi signifiant. Il dit quelque chose de ce qui est annoncé. Et ce qui est annoncé c’est une venue. Jésus vient. 

Ses messagers sont là pour annoncer sa proximité. Celui qui vient a chargé ses disciples de son pouvoir de vie pour qu’il fasse son œuvre au-devant de lui. Œuvre de paix et de guérison, annonciatrice de la proximité du Royaume en la personne de Jésus. Car c’est bien lui qui au travers de ses disciples est accueilli ou ne l’est pas, et avec lui, le Royaume. L’enjeu de la mission est bien là. Pour la mener à bien, Jésus centre les siens sur l’essentiel à vivre : la parole à apporter. Pas d’autre souci ne doit les préoccuper. Pas même celui d’être accueilli ou pas. Car la parole à délivrer reste la même : « le règne de Dieu s’est approché ». Voilà l’événement signifié par la mission. C’est un mouvement d’approche. Les disciples rendent proches le Royaume par la parole dont ils sont porteurs. Le reste est laissé à la liberté de ceux qu’ils rencontrent. 

Rencontre inter EAP à Fontoy

Après les avoir envoyés sur les routes, Jésus relit avec eux leur expérience. Les disciples restituent avec éblouissement les effets de ce pouvoir confié et sa puissance. Jésus s’en réjouit avec eux mais réoriente immédiatement le motif de leur joie. C’est le fait d’être des sauvés et non d’être des puissants qui devrait les réjouir. Voilà qui nous donne à réfléchir. Ce n’est pas ce que nous faisons qui doit être notre joie, mais d’être en communauté de vie avec celui qui nous donne de faire ce que nous faisons. 

Jésus ne cesse de nous initier à ce grand mystère de la communion dont il vit avec le Père. Il continue de le faire en nous envoyant chargés de son corps et de son sang, approcher le monde pour lui dire en vrai qu’il est aimé. Allons donc porter sa paix et sa miséricorde, et ouvrons les portes de l’espérance pour que le règne de l’amour vienne. Alors, prêts pour la mission ?

Equipe Evangile@Peinture - M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

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Sur la route

30 Juin 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Méditation

Rejoindre Jésus et faire route avec lui : telle pourrait être l’invitation la plus pressante de cet évangile où tout est en mouvement. Il s’agit d’aller, de marcher, de partir, d’aller avec, d’accompagner, de suivre, d’avancer sans regarder en arrière pour ne pas se rendre indigne du royaume de Dieu. 

La mise en marche ne concerne pas que les « messagers » et les disciples de Jésus. C’est la préoccupation même du Fils de l’homme, à tel point qu’il « n’a pas d’endroit où reposer la tête ». 

Pour lui, annoncer le royaume de vie exige une détermination sans faille. Alors qu’il nous arrive souvent de ne pas vouloir nous mettre en route, voilà que Jésus, l’homme qui n’est pas fait pour le repos, nous invite à suivre ses traces, à l’accompagner pour annoncer le règne de Dieu. 

Pour répondre à son invitation, il nous faut abandonner les lieux de nos abris, nos commodités, nos affections, nos demeures confortables. Il nous faut quitter les lieux de mort pour les lieux de vie. 

Par notre baptême, nous sommes déjà engagés sur la route avec Jésus. L’enjeu maintenant est de « tenir bon », d’avancer, de ne plus regarder en arrière, mais d’être capable, avec notre « charrue » d’ouvrir le sol pour la semence, de le labourer pour que la terre enfante et produise. 
Mettons donc « la main à la charrue » et apprenons avec la sagesse africaine que « la vérité se trouve au-delà des montagnes, pour la connaître, il faut voyager ». Il faut continuer vers celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. 

Avec Jésus, nous sommes partis, sans retour possible, sans repli et sans lieu de repos. Tel est le royaume de Dieu : il met en mouvement et donne de l’élan

Equipe Evangile@Peinture -Père Jean-Paul Sagadou-Peinture Arcabas 

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Se nourrir de la présence du Christ

23 Juin 2019 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #méditation

Nous fêtons aujourd’hui le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. C’est la présence réelle du Christ par-delà des réalités fragiles et périssables, celles du pain et du vin.

Dans la première lecture, il nous est présenté la figure prophétique de Melchisédech. Il est roi et prêtre en même temps. Il offre le pain et le vin. « Il prononce une double bénédiction : celle d’Abraham par Dieu et de Dieu pour Abraham. Enfin il professe que Dieu qui est à l’origine de la terre et du ciel porte une attention toute particulière sur Abraham ». L’offrande de ce prêtre préfigure l’Eucharistie du Seigneur. L'événement qui nous est rapporté dans l’Evangile, nous y prépare. 

Toutefois, dans l'Eucharistie, il y a bien plus que du pain et du vin. Par la parole du Christ, ces éléments deviennent son Corps et son Sang. « Il prit du pain, il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples ». Il s'agit ici du don de soi. 

Célébrer l’Eucharistie c’est célébrer le mémorial de Jésus-Christ. C’est non seulement partager l’Eucharistie mais aussi nous mettre au service des autres. « Donnez-leur vous-mêmes à manger » dit le Seigneur à ses disciples qui veulent renvoyer les gens. Quel est notre souci et notre service constants des plus pauvres ? L’eucharistie est un lien entre Dieu et nous, entre nous et les autres.

Nous sommes invités à chaque célébration Eucharistique à communier, à nous nourrir de la présence du Christ. Le faisons-nous consciemment ou par routine ? L’eucharistie est-elle véritablement une nourriture de nos âmes ? Est-elle au centre de notre vie ?
En cette fête du Corps et du Sang du Christ, remercions le Seigneur.

Equipe Evangile@Peinture - Père Guillaume – le Saint sacrement par Raphaël
 

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