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Le berceau du fer

Méditation 24e dimanche du Temps Ordinaire

11 Septembre 2022 , Rédigé par Espace Liturgique Publié dans #Meditation

« L’amour miséricordieux du Père »

Les textes de la liturgie de ce dimanche nous invitent à méditer sur l’amour miséricordieux de notre Dieu. La première lecture, tirée du livre de l’Exode, nous raconte comment après que le peuple hébreu avait gravement péché en se fabriquant et en adorant un dieu matériel, le veau d’or, Dieu annonça à Moïse un châtiment contre ce peuple. Mais Moïse intercéda pour le peuple auprès de Dieu, et grâce à sa prière pressante, le Seigneur renonça à sa colère et pardonna aux fils d’Israël leur idolâtrie.

Dans la deuxième lecture, Saint Paul nous parle de sa propre expérience de la miséricorde divine. Le Seigneur lui a pardonné sa vie de blasphémateur et persécuteur des chrétiens, et a fait de lui son grand apôtre. Et la grande humilité avec laquelle Paul exprime son expérience nous interpelle. Il dit en effet : « le Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur. Mais si le Christ m’a pardonné, c’est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devrais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle ». Ne sommes-nous pas, nous, souvent tentés plutôt de nous croire justes et sans péché, et de ne voir les péchés que chez les autres ?

Saint Luc dans l’évangile, nous rapporte les trois paraboles à travers lesquelles Jésus enseigne de manière claire cette miséricorde du Père envers les pécheurs. 

Deux attitudes fondamentales caractérisent ces paraboles : la recherche de ce qui est perdu et l’invitation à la joie. En effet, dans la première parabole, le berger abandonne ses 99 brebis pour aller chercher une seule qui est perdue ; tandis que dans la deuxième, la femme dépense tant d’énergies pour chercher avec soin une de ses dix pièces d’argent ; et dans la troisième, le père était là à guetter le retour de son fils cadet. Celui-ci avait pourtant pris son autonomie et était parti dépenser la part d’héritage qu’il avait forcé son père à lui donner. D’autre part, dans ces paraboles, la découverte de la brebis et la pièce perdues comme les retrouvailles avec l’enfant prodigue sont vécues comme motif de joie que les infortunés désirent partager avec leur entourage : « réjouissez-vous avec moi... » Les murmures des pharisiens et scribes montrent donc qu’ils ne comprennent pas encore la logique de Dieu, qui se réjouit de la conversion des pécheurs et invite à partager sa joie.

Frères et sœurs, comme les fils d’Israël dans le désert, ou comme le fils prodigue de l’évangile de ce jour, nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous péchons contre notre Dieu par diverses formes d’idolâtrie : l’argent, le pouvoir, le succès personnel, l’indifférence envers les autres, etc. Mais notre Dieu reste toujours fidèle, lent à la colère et plein d’amour. Il nous guette, espérant toujours notre conversion, notre retour vers lui. Et, il ne se lassera jamais de nous pardonner. Demandons-lui aujourd’hui d’ouvrir notre cœur et notre esprit à sa miséricorde infinie et de nous aider à devenir nous-mêmes un peu plus miséricordieux les uns envers les autres.


Equipe Evangile@Peinture - Le père jésuite Flavien Zolabi – Peinture Bernadette Lopez

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